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FORCE COMMERCIALE.
POIDS POUR ROMPRE
DIAMÈTRE
CIIAQUE FIL DE
UN MILLIMETRE QUARRE DE CE FIL.
Millimètres.
La Fer ère.
Saint-Ginqolf.
La Ferrière.
Saint-Gingolf.
Ce tableau nous montre d’assez grandes différences entre les fils de fer des deuxfabriques de la Ferrière et de Saint-Gingolf. Nous voyons aussi que la force des fils,comparativement à leur volume, est d’abord d’autant plus grande que le fil est plusfin; mais qu’en grossissant, on arrive à une force minimum qui correspond aux filsdont le diamètre est entre 2 et 3 millimètres. Passé ce terme , la force du fer semblecroître de nouveau avec le diamètre des fils. Est-ce une anomalie *, comme le croit lecolonel Dufour ? Est-ce une loi de la nature? c’est ce qui mérite d’être examiné. Ajou-tons que la force des gros fers est beaucoup moindre j proportionnellement à leur vo-lume, que celle de tous les fils. Le fer forgé en barres, lorsque ces barres ne dépas-sent pas 6 millimètres d’équarrissage, ne porte pas plus de 4o à 45 kilogrammes avantde se rompre, et les barres d’un fort équarrissage ne portent pas plus de 25 à 3 o kilo-grammes, toujours par millimètre quarré de leur section transversale.
Il suit de là, qu’au lieu d’employer du fer en barres, pour former les chaînes et lessuspensoires des ponts, il serait plus avantageux, quant à la quantité de matière miseen œuvre, d’employer des faisceaux de fils; car, à poids égal, ces faisceaux porteraientplus que le double, avant de rompre sous la charge ; mais il faut avoir égard à la dif-férence des prix du fer, en fil et en barre, pour prononcer sur l’avantage définitif.
Quand on forme un faisceau, avec beaucoup de fils d’égal diamètre, il faut évaluer laforce totale , en multipliant leur nombre, non parle minimum, de force des fils de cettemême grosseur , soumis aux épreuves ; mais par la force moyenne de ces fils. Celtevaleur moyenne approchera d’autant plus de représenter la résistance dont le faisceauest susceptible, que ce faisceau contiendra plus de fils.
Avant de rompre, les fils s’allongent de quantités qui varient suivant leurs diamètres.Les fils côtés a dans le tableau ci-dessus, se sont allongés de 0,0067 de leur longueurprimitive. Les fils b se sont allongés de o,oo 33 seulement.
Il est un premier allongement qu’il faut bien distinguer de la distension forcée quiprécède immédiatement la rupture. Ce premier allongement, qui suffit pour que lesfils soient susceptibles de rendre des sons, peut aller, valeur moyenne, à 0,0076 de lalongueur primitive du fil simplement tendu à la main; et du double, dit le colonel
* Ce qui me porte à croire que ce n’est pas une anomalie due à des circonstances particulières,c’est que MM. Seguin ont reconnu une irrégularité pareille à celle qu’on remarque ici.