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VOIES PUBLIQUES.
Dufour, s’il y a un grand nombie de fils réunis en faisceau. Ce-qui ferait un allonge-ment total de o,oi5 depuis l’état lljre jusqu’à la rupture. Le dernier allongement dontnous venons de parler, doit dispariître dans l’établissement des ponts suspendus, parl’effet des charges habituelles ; il faut Vévaluer d’avance avec exactitude, et faire d’au-tant plus courts les deux faisceaux de fils employés comme câbles de suspension oucomme suspensoires. '
Le colonel Dufour s’est occupé des moyens de replier et d’attacher ensemble lesbouts des fils, sans qu’aux points d’attache k force des fils soit diminuée. Cette forcereste entière toutes les fois que les fils , pour ttre repliés sur eux-mêmes, font retoursur un boulon qui n’ait pas moins de 4 centimètres de diamètre.
Un moyen d’attache reconnu pour très-bon par le colonel Dufour, consiste aplier en hélice allongée les deux bouts de fil qu’on veut unir, comme pour en formerune corde à deux fils; puis à les recouvrir par une garniture en fil recuit, comme onle fait pour les épissures des cordages employés au gréement des vaisseaux. Les filsassemblés ainsi cassent partout ailleurs qu’à leur assemblage.
Il suffit, sans plier en hélice les deux parties de fil mises ensemble, de les poseren ligne droite l’une à côté de l’autre, et de garnir dessus avec un fil recuit, dansune longueur de a5 millimètres; cependant on fera bien, pour plus grande sûreté,de donner 5o millimètres de longueur à la ligature. Cette ligature doit être faiteavec un fil de fer déjà étiré ; quand on la défait, on voit sur la partie des fils qu’ellerecouvrait, une légère empreinte en spirale, produite par la pression de l’attache, etqui en explique la résistance.
Sans étirer un fil de o mUlimit -,85 et en le frottant d’huile, le colonel Dufour a remar-qué que le fil employé pour ligature ne cède pas dans l’épreuve de la rupture des filsassemblés. Cela démontre qu’on peut employer toute espèce de vernis, sans craindreque les ligatures ne se défassent, quelque tension que supportent les fils assemblés.
Il ne suffiL pas de conuuîtxe à quelles tensions insensibles les fils résistent avant larupture; il faut connaître l’effet des chocs brusques. C’est ce qu’a fait le colonel Dufour,au moyen d’expériences dont nous présentons les résultats dans un tableau.
Rupture des fils par des tensions et des chocs combinés.
DIAMÈTREdu III j
jmillimùLjQo,
TENSION
CONSTANTE.
POIDS
pourromprechaque fil.
HAUTEUR
de
sa chute.
VITESSE
acquise
par
la chute.
QUANTITÉ
de
mouve-
ment.
Fil de la Ferrière.
^ de la tension qui
kil.
ccntimèt.
centimèt.
produit la rupture.
10
35
328,5
3,285
Fil de Saint-Gingolf.
de la tension. . .
10
9 5
43î
4,320
1 Idem .
10
i38
520
5,200 |
Le pont que le colonel Dufour s’est proposé de construire devait être soutenu par sixcents fils, dont la charge constante fût au-dessous du tiers de celle que produirait la rup-
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