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5,3 (1824)
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286
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a86 FORCE COMMERCIALE,

au lieu cle chaînes cle suspension ; ce qui rend leurs construc-tions beaucoup plus économiques. Ainsi le pont quils ontconstruit pour le service des ouvriers de leur manufactureclAnnonay, quoiquil ait seize mètres de longueur, na coûtéque cinquante francs. MM. Seguin viennent dobtenir du gou-vernement français , la concession des travaux dun pont sus-pendu qui aura deux cents mètres de longueur, et qui porterades voitures : ce pont réunira les villes de Tain et de Tournon,bâties sur les deux rives opposées du Rhône, On doit applau-dir, dans le directeur général et les membres du conseil desponts et chaussées, ce patriotisme désintéressé qui leur a

celte limite quil pense quon doit sarrêter, dans la construction des chaînes en boisemployées pour les ponts suspendus.

Daprès une telle hypothèse, et si lon considère quon ne doit soumettre le fer quàdes tensions nu plus égales au tiers du poids qui peut les rompre, on trouve quil fautemployer des chaînes en bois huit fois plus volumineuses que les chaînes en fer. Mais,à volume égal, >e fer coûte environ soixante fois plus que le bois; il en résulte que lebois sera de sept à huit fois plus économique, quant à la dépense première.

Les chaînes en bois prendront plus dallongement sous les surcharges accidentelles ;ce qui est un inconvénient, surtout pour de grandes arches. Mais, pour des ponts quinauront pas trop de longueur, il sera possible, dans beaucoup de cas, demployer detelles chaînes en bois, avec un avantage réel.

Des effets produits par les variations de la température , dans les ponts suspendus.Daprès les expériences de MM. de Laplace et Lavoisier, rallongement du fer pourioo° de chaleur = 0,001.220; suivant Smeaton, cet allongement devrait être deo,ooi. 258 ; enfin, suivant MM. Dulong et Petit, il devrait être de 0,001.182. Desorte que la valeur moyenne 0,001.220 coïncide avec les résultats donnés parMM. de Laplace et Lavoisier. La valeur moyenne ainsi calculée donne un allongementde 0,000 .0122 par degré délévation du thermomètre. Pour un pont qui aurait 5 oo mè-tres de longueur de chaînes, il en résulterait un allongement de o ma ,006.10 par degréthermométrique; et si, de lété à lhyver, la différence de température allait à 5 o°, ladifférence entre la plus grande et la moindre longueur des chaînes, produite par leffetde la chaleur, serait de o roil , 3 o 5 . Cette quantité est certainement considérable, elledevrait produire de grandes variations dans la flèche de la courbe formée par leschaînes de support, et, par suite, dans la courbe que figure la plate-forme du pont.Ainsi le pont construit sur le détroit de Menai, dont les chaînes ont pour longueur to-tale plus des deux cinquièmes de la longueur que nous venons dindiquer, éprouverade grands abaissemons dans les fortes chaleurs, et de grands exhaussemens quand le