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au lieu cle chaînes cle suspension ; ce qui rend leurs construc-tions beaucoup plus économiques. Ainsi le pont qu’ils ontconstruit pour le service des ouvriers de leur manufacturecl’Annonay, quoiqu’il ait seize mètres de longueur, n’a coûtéque cinquante francs. MM. Seguin viennent d’obtenir du gou-vernement français , la concession des travaux d’un pont sus-pendu qui aura deux cents mètres de longueur, et qui porterades voitures : ce pont réunira les villes de Tain et de Tournon,bâties sur les deux rives opposées du Rhône, On doit applau-dir, dans le directeur général et les membres du conseil desponts et chaussées, ce patriotisme désintéressé qui leur a
celte limite qu’il pense qu’on doit s’arrêter, dans la construction des chaînes en boisemployées pour les ponts suspendus.
D’après une telle hypothèse, et si l’on considère qu’on ne doit soumettre le fer qu’àdes tensions nu plus égales au tiers du poids qui peut les rompre, on trouve qu’il fautemployer des chaînes en bois huit fois plus volumineuses que les chaînes en fer. Mais,à volume égal, >e fer coûte environ soixante fois plus que le bois; il en résulte que lebois sera de sept à huit fois plus économique, quant à la dépense première.
Les chaînes en bois prendront plus d’allongement sous les surcharges accidentelles ;ce qui est un inconvénient, surtout pour de grandes arches. Mais, pour des ponts quin’auront pas trop de longueur, il sera possible, dans beaucoup de cas, d’employer detelles chaînes en bois, avec un avantage réel.
Des effets produits par les variations de la température , dans les ponts suspendus.D’après les expériences de MM. de Laplace et Lavoisier, rallongement du fer pourioo° de chaleur = 0,001.220; suivant Smeaton, cet allongement devrait être deo,ooi. 258 ; enfin, suivant MM. Dulong et Petit, il devrait être de 0,001.182. Desorte que la valeur moyenne 0,001.220 coïncide avec les résultats donnés parMM. de Laplace et Lavoisier. La valeur moyenne ainsi calculée donne un allongementde 0,000 .0122 par degré d’élévation du thermomètre. Pour un pont qui aurait 5 oo mè-tres de longueur de chaînes, il en résulterait un allongement de o ma ,006.10 par degréthermométrique; et si, de l’été à l’hyver, la différence de température allait à 5 o°, ladifférence entre la plus grande et la moindre longueur des chaînes, produite par l’effetde la chaleur, serait de o roil , 3 o 5 . Cette quantité est certainement considérable, elledevrait produire de grandes variations dans la flèche de la courbe formée par leschaînes de support, et, par suite, dans la courbe que figure la plate-forme du pont.Ainsi le pont construit sur le détroit de Menai, dont les chaînes ont pour longueur to-tale plus des deux cinquièmes de la longueur que nous venons d’indiquer, éprouverade grands abaissemons dans les fortes chaleurs, et de grands exhaussemens quand le