278 FORCE COMMERCIALE.
La fig. /> fait voir l’assemblage de deux barres d’une chaîne de revers avecune suspensoire inférieure *, percée au milieu; de sorte que cet assemblage pré-sente deux yeux de barre, un à chaque extrémité. Deux chaînons plats , percésà trois trous , pour trois boulons , appartiennent respectivement aux deuxbarres contiguës de la chaîne de revers , et à la suspensoire inférieure qui setrouve entr'elles. Le haut de cette suspensoire traverse la longrine en boiscorrespondante , auprès d’une suspensoire supérieure , et est fixé par un écrouvissé sur sa tête. La dernière barre des chaînes de revers, à l’aplomb du mi-lieu de la rivière, est double et traverse toute l’épaisseur de la pile de maçon-nerie ; elle sort en s’emboîtant sur une large plaque de fer coulé, qui sert àfaire supporter par une grande partie de la pile , la tension considérable quedoivent éprouver les chaînes de revers, durant les tempêtes , et lorsque le ventsouffle de bas en haut. Le même système d’attache est imaginé pour fixer àchaque culée l’autre extrémité des chaînes de revers.
Une des dispositions les plus ingénieuses est, ce me semble , la suspensiondes chaînes au sommet du grand chevalet, sur la pile du pont. Qu’on imaginefig. b , de petits rectangles mobiles ayant deux côtés verticaux et deux hori-zontaux. U11 côté horizontal qui sert d’essieu à chaque rectangle, est fixé dansun emboîtement au sommet du chevalet, et se trouve dans le plan d’une chaînede suspension. L’autre côté horizontal du rectangle sert à la fois de boulon **au chaînon le plus élevé de cette chaîne et à celui de la chaîne de retenue.
D’après cette disposition , lorsque les fardeaux passent sur un côté du pontet sollicitent les chaînes de suspension à céder d’un bord plutôt que de l’autre ,soit vers les piles soit vers les culées, la petite oscillation possible des rec-tangles qui servent à la suspension, fait que les chaînes cèdent légèrementaux efforts produits ; elles empêchent ainsi toute tendance à la rupture quipourrait résulter des chocs sur un système d’une rigidité complète.
4 °. Du plancher et des suspensoires . La fig. c représente, pour une moi-tié de la largeur du pont : à gauche de la pile, le plan d’une portion duplancher entièrement achevé et vu de dessus ; à droite , le plan de la char-pente ou grillage qui supporte la plate-forme de ce plancher. Il est garnide plates-bandes et de boute-roues en fer ***, pour offrir des ornières aussidouces que durables , aux voitures destinées à passer le pont ****. Des
* Ces suspensoires ont 29 millimètres de diamètre.
** Le diamètre de ce boulon et du pivot qui lui est parallèle, égale 64 millimètres.
*** Épaisseur des plates-bandes , un centimètre. Épaisseur des boute-roues , deuxcentimètres ; ces boute-roues sont coudés en équerre.
**** Ces voitures, telles qu’on les emploie à l’ile de Bourbon, sont petites , étroites etne pèsent pas plus de 1,000 kilogrammes.