VOIES PUBLIQUES. ' 2G9
occasion cle citer, est auteur d’un projet de ponts suspendus, re-marquable pour Fheureuse originalité de plusieurs de ses parties.
Dans ce projet, les chaînes (le suspension qu’il serait plus convenable d’ap-peler chaînes de support, sont en dessous du plancher-, elles le soutiennent
l’autre bout aux barres de fer implantées dans les tuyaux. Enfin de nombreuses vis derappel servent à tendre et à relever les suspensoires, le plancher et les retenues.
Ponts de Dryburgh ; on les a jetés à 5- 1,lil -,5 au-dessus du niveau des basses eauxd’un torrent, entre deux supports dont la distance égale 79 mètres. Malgré cette grandeétendue, le premier pont ( construit en 1817), n’était soutenu que par des suspen-soires obliques. Lorsqu’on y passait, le simple balancement de la marche des piétons,produisait des vibrations et des oscillations considérables. Dansl’hyver de 1818, un fortcoup de vent, qui tour-à-tour soulevait le plancher et l’abaissait, par saccades violentes,déchira, emporta ce plancher, apx-ès avoir rompu les suspensoires obliques.
On refit un nouveau pont, en ajoutant des suspensoires verticales * à celles-ci, et deschaînes inférieures allant des culées sous les sommiers du plancher **. De chaque bordun grillage vertical, solidement assemblé, forme parapet; il empêche le pont d’éprou-ver des oscillations verticales, pareilles aux ondulations des lames de la mer : oscil-lations qui avaient surtout contribué à la rupture du premier pont. Ces diverses additionsportèrent à 720 liv. st. la dépense de construction , qui ne s’était élevée qu’à 5 oo pour lesystème précédent. (Voyez PI. X, fig. 8. )
Deux chaînes de suspension *'* sont établies de chaque bord, à môme hauteur, et vien-nent au milieu du pont raser le dessus du parapet; elles sont attachées à la tête despiliers verticaux **** en bois. Les deux piliers placés à la même extrémité du pont, sontréunis par une croix de Saint-André, et par des traverses horizontales, sur lesquellesportent les chaînes de suspension. Les chaînes d’un bord et celles de l’autre sont espacéesde 3 mèt -,G 6 , au-dessus des piliers, et de j ra “‘-,37 seulement, vers le milieu du pont.Elles ont par conséquent, au moyen des suspensoires , un tirage oblique exercé dansle sens horizontal, aussi bien que dans le sens vertical : ce qui doit empêcher le balan-cement dupont, suivant la direction du fil de l’eau.
La structure du plancher est simple; deux sommiers de sapin reçoivent, par assem-blage à tenons et mortaises, des traverses portant des planches ou madriers ; il y a depetits jours entre ces madriers, pour qu’ils 11e s’échauffent point par le contact.
* Les suspensoires verticales ont i3 millimètres de diamètre. En haut elles ont une tête encroix qui les retient entre les maillons ovales d’une chaîne de suspension; en bas elles traversentles longrines ou sommiers du plancher sous lequel elles sont c'croue'es.
** Diamètre de ces chaînes inférieures, 25 millimètres.
*** Diamètre des chaînes de suspension , 4< millimètres; longueur des barres qui les com-posent, 3 mètres. L’extrc'milé de chaque barre offre un œil; dans les yeux de deux barrescontiguës passe un anneau allonge', qui a 23 centimètres de longueur.
+*** H au t cur c l cs piliers, Emet. a 55 au-dessus de la plate-forme du pont ; espace cnlre ces deuxpiliers, pour former l’entrée du pont, a"*» 1 .,?. 1 }.