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5,3 (1824)
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FORCE COMMERCIALE.

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CHAPITRE IV.

Ponts suspendus , embarcadères et aqueducs suspendus.

Les Européens ont été devancés par les Asiatiques, danslérection des ponts suspendus, soit à des câbles de végétaux,soit à des câbles de fer. A la Chine, au Tliibet, les Occiden-taux ont admiré ces constructions hardies ; elles embellissentle récit de leurs voyages. Cest ainsi quils nous apprennentquun des plus grands ouvrages de cette nature, le pont deChuta, jeté sur le Jampo, existe depuis un temps dont lestraditions ne peuvent fixer lépoque avec quelque certitude.Mais, dans ce genre de travaux, comme dans la plupartdes autres branches de lindustrie humaine, lOrient, aprèsavoir fait dimmenses progrès, dès la plus haute antiquité,sest arreté dans sa marche. Ainsi lhabitant du Tliibet etcelui de la Chine, ont exécuté des ponts suspendus qui per-mettent à lhomme chargé dun fardeau, et même à desbêtes de somme, de franchir les plus grandes rivières ; mais ilsnont pas eu lidée de suspendre des ponts sur lesquels des che-vaux attelés à des chars pourraient passer avec sécurité. Cestaux nations dorigine européenne quétait réservé ce progrès.

Dans une contrée toutes les formes de la nature semblentproportionnées à la grandeur du continent quelles caractéri-sent, dans lAmérique septentrionale *, les habitans avaient be-soin de jeter des ponts sur les plus larges fleuves qui nous soient

* La même nécessité se fait sentir pour les autres parties du continent auquel appar-tient cette contrée. Dans son histoire de lAmérique , Roberston rapporte que les Péru-viens , formant des câbles très-forts avec des osiers tordus , tendaient ces câbles à traversdes rivières, les liaient fortement ensemble, par un entrelacement de petits cordages, assezserrés pour présenter un tissu compact qui servait de route. Mais de telles routes étaientcourbes, comme les câbles de suspension ; cela les rendait fort-incommodes à leurs abords..