264 FORCE COMMERCIALE.
Chaque petite diagonale coupée transversalement à son milieu par un planidéal, ofl’re pour section une croix régulière , dont le grand côté a o mil -,y6 delong sur 4 centimètres de large ; tandis que le petit côté n’a que 34 centi-mètres de long , pour la même largeur. En allant vers chaque extrémité de ladiagonale, le petit côté diminue régulièrement de longueur, jusqu’à dispa-raître à 18 centimètres de l’extrémité. Là, le grand côté du profil n’a plus que86 centimètres de long; il est coudé pour s’appliquer contre un des voussoirs,en touchant l’angle du rectangle, où doit aboutir la diagonale. Une forte che-ville à écrou joint le voussoir à la diagonale : j’aurais préféré mettre deuxchevilles au lieu d’une. — Telle est la structure ingénieuse du cintre qui sour-dent , i°. le tympan ; 2°. la route. Le tympan est composé de fermes à jourplacées d’aplomb sur les fermes à voussoirs pleins. Chaque ferme du tympanprésente, en aval et en amont, des lozanges qui diminuent de grandeur à me-sure qu’on s’approche de la clef de l’arche. Ces lozanges sont contigus etse joignent aux extrémités de leurs petites diagonales , lesquelles forment unpolvgone et pour ainsi dire un arc qtti divise en deux parties égales l’espacecompris entre le cintre et la route. Ainsi que je viens de le dire , la grandeurdes lozanges diminue à mesure qu’on approche de la clef des voussoirs. Lalargeur des pièces qui figurent les côtés des lozanges diminue pareillement.
Les sommets inférieurs des lozanges abutent sur les voussoirs , les sommetssupérieurs supportent la route du pont. Les côtés à peu près verticaux desdeux systèmes de lozanges sont réunis, de deux en deux , par des chevilles àécrous qui traversent des renforts quarrés , présentés à cet effet par les côtésdont nous parlons. Il y a par ce moyen deux lozanges complets et deux denti-lozanges compris entre chaque assemblage. Les côtés de ces figures sontroulés d’un seul jet. Les deux pièces les plus basses ne comprennent qu’unlozange et deux demi-lozanges. Sans cela leur grandeur les aurait renduestrop pesantes, trop difficiles à transporter , et à poser sans les briser.
Les sommets inférieurs des lozanges sont réunis par un arc en fer coulé,suivant le contour de l’extrados des voussoirs. Les sommets supérieurs sontde même réunis par un arc en fer coulé , suivant le contour du dessous de laroute. Par ce moven , l’espace compris entre la route et les voussoirs se trouvedivisé en quatre séries de triangles bien distinctes. Les premiers ont leursbases appuyées sur les voussoirs ; les seconds et les troisièmes ont respecti-vement leurs bases au-dessus et au-dessous de l’arc intermédiaire ; les qua-trièmes ont leurs bases au-dessous du contour de la routé du pont.
Les bases de la première série offrent dans l’épaisscnr du fer cpii les repré-sente , une feuillure quarréc qui s’emboîte dans une rainure fai te sur l’extradosdes voussoirs. Des vis dc?s pression traversent à la fois les bases et les voussoirs.