VOIES PUBLIQUES. ?-G3
plus grande vers la naissance qn’à la clef. Ainsi le voussoir le plus Las ,celui qui supporte tous les autres, a 2 mil ,44 de largeur-, tandis cpic celui (piiforme la clef, n’a que i mk, ,83 de largeur.
Les différens voussoirs d’une même ferme ne se touchent pas immédiate-ment, et c’est encore ici que M. Rcnnie s’est écarté des méthodes reçues,d’une manière très-digne d’èlre remarquée. Des plaques en fer , transversales ,ayant même épaisseur et même largeur que les voussoirs qu’elles isolent, tra-versent à angle droit toutes les fermes : il y en a autant que de joints entreles voussoirs d’une ferme -, il y a de plus deux autres plaques transversalesplacées à la jonction des voussoirs et des piles ou culées cpti portent l’arche.
lues voussoirs pour s’unir avec les traverses ont, à leur face de joint, unpetit renfort oblique d’un cÔLé , et quarré de l’autre. Ce renfort s’emhoiledans une queue d’hyronde composée de la large face plate de la traverse , etde deux autres renforts coulés d’un même jet avec cette pièce. La queued’hyronde est plus grande que la longueur totale présentée par la faee dejoint du voussoir, augmentée de scs deux renforts. L’espace excédant, plus,large en haut qu’en Las , est rempli par une longue clef de fer battu , qu’ony enfonce comme un coin; ce qui rend le système parfaitement fixe. —Lesdeux voussoirs de la même ferme , qui correspondent, l’un au-dessus, l’autreau-dessous d’une traverse, ont leur renfort quarré du même côté : cesrenforts quarrés et la traverse sont, après leur assemblage , percés de part enpart pour recevoir à distances égales, quatre chevilles à écrou.—Afin demaintenir dans leur position les voussoirs des fermes extérieures d’amont etd'aval, les traverses sont terminées à leurs extrémités par un bourrelet demi-circulaire , formant intérieurement le côté des queues d’hyronde extrêmes. Iln’y a point de vis pour maintenir dans leur position les voussoirs de la pre-mière ferme d’amont et d’aval.
Les traverses sont allégées entre les fermes consécutives, par de grands joursquarrés , un peu arrondis aux quatre angles. Chacune d’elles est coulée endeux pièces unies alternativement, entre la troisième cl la quatrième ferme ,entre la cinquième et la sixième. Leur assemblage est fait au milieu des côtéssupérieur et inférieur du quarré à jour qui correspond à l’un ou à l’autre deces intervalles : e’esl l’assemblage connu des menuisiers sous le nom de traitde Jupiter. Deux chevilles à écrou, de chaque côté du trait, consolident cetassemblage. Ce système résiste avec force aux déformations dans -un sensparallèle ou perpendiculaire au fil de l’eau ; il résiste aux déformationsobliques , par des pièces diagonales. La seule inspection de la figure fait voirquatre séries bien distinctes de diagonales qu’on peut elles-mêmes regardercomme les grandes diagonales des deux demi-longueurs du pont.