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5,3 (1824)
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244 FORCE COMMERCIALE,

nité. Celte ruine elle-même , fâcheuse sans cloute pour la pros-périté publique, na pas été sans compensation. Elle a servide leçon pour rendre plus pruclens, les spéculateurs et les ca-pitalistes. Malheureusement pour nous, sil arrivait que clésfautes pareilles fussent commises par des administrateurs et pardes ingénieurs, dans les travaux exécutés au compte de létat,de telles fautes ne sauraient avoir cette heureuse compensation.Le trésor public ignore le plus souvent les profusions qui lé-puisent $ cest une immense fontaine qui coule sans cesse et partant de conduits, quon ne saurait dire quelle se vide avectrop cle rapidité, parce que lécoulement est trop copieux enun point plutôt quen tout autre. Ce motif seul devrait nousfaire désirer que le gouvernement ne prît à sa charge que lestravaux évidemment au-clessus des associations particulières.Alors même, il faudrait préférer quil fit lavance ou le purdon des sommes nécessaires pour compléter ce que peut four-nir lindustrie privée : à condition que les particuliers exécu-teraient , à leur propre compte ainsi quà leur bénéfice, lestravaux projetés eu faveur de lutilité générale.

Parmi les ouvrages dart que les canaux dAngleterre peu-vent offrir à notre imitation, nous remarquerons les doublesécluses ; par exemple , celle du canal du Régent (p. 209) , lesportes de sûreté pour retenir les eaux, lors de la rupture deschaussées (p. 173) ; lemploi du fer dans quelques parties desconstructions} surtout pour les portes décluses, et pour lesponts-aqueducs, comme à Langdon et à Pont-Cysylte( p. 189).Mais il ne faut pas croire que la substitution du fer, à labrique, a la pierre et au bois, produise les mêmes béné-fices en France quen Angleterre. Il suffit , pour sen con-vaincre , de se proposer une simple question darithmétique :quels sont pour chaque localité les prix comparés du fer, dubois, de la brique et de la pierre ; la durée et lentretien des