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nité. Celte ruine elle-même , fâcheuse sans cloute pour la pros-périté publique, n’a pas été sans compensation. Elle a servide leçon pour rendre plus pruclens, les spéculateurs et les ca-pitalistes. Malheureusement pour nous, s’il arrivait que clésfautes pareilles fussent commises par des administrateurs et pardes ingénieurs, dans les travaux exécutés au compte de l’état,de telles fautes ne sauraient avoir cette heureuse compensation.Le trésor public ignore le plus souvent les profusions qui l’é-puisent $ c’est une immense fontaine qui coule sans cesse et partant de conduits, qu’on ne saurait dire qu’elle se vide avectrop cle rapidité, parce que l’écoulement est trop copieux enun point plutôt qu’en tout autre. Ce motif seul devrait nousfaire désirer que le gouvernement ne prît à sa charge que lestravaux évidemment au-clessus des associations particulières.Alors même, il faudrait préférer qu’il fit l’avance ou le purdon des sommes nécessaires pour compléter ce que peut four-nir l’industrie privée : à condition que les particuliers exécu-teraient , à leur propre compte ainsi qu’à leur bénéfice, lestravaux projetés eu faveur de l’utilité générale.
Parmi les ouvrages d’art que les canaux d’Angleterre peu-vent offrir à notre imitation, nous remarquerons les doublesécluses ; par exemple , celle du canal du Régent (p. 209) , lesportes de sûreté pour retenir les eaux, lors de la rupture deschaussées (p. 173) ; l’emploi du fer dans quelques parties desconstructions} surtout pour les portes d’écluses, et pour lesponts-aqueducs, comme à Langdon et à Pont-Cysylte( p. 189).Mais il ne faut pas croire que la substitution du fer, à labrique, a la pierre et au bois, produise les mêmes béné-fices en France qu’en Angleterre. Il suffit , pour s’en con-vaincre , de se proposer une simple question d’arithmétique :quels sont pour chaque localité les prix comparés du fer, dubois, de la brique et de la pierre ; la durée et l’entretien des