242 FORCE COMMERCIALE.
Le gouvernement a fait paraître un travail plein d’intérêtsur les canaux qu’il ale projet d’ouvrir dans toute la France,avec un luxe de dimensions qui, sans doute, a son utilité,mais qui peut-être n’est pas, en tout, ce qui convient le mieuxà l’état actuel de notre industrie et de notre commerce. Ensupposant que le gouvernement puisse achever lui même tousces canaux, sans trop de lenteur et de sacrifices, il n’auratracé que le cadre principal, auquel devront se l’attacher unefoule de ramifications nécessaires pour étendre les commu-nications à tous les foyers d’industrie qu’offrent nos villessecondaires, nos mines les plus riches et nos grandes fabri-ques isolées ; ramifications dont l’entreprise est à la fois dansl’intérêt des propriétaires fonciers, des manufacturiers etdes négocians, Nous ne faisons que nous répéter pour ladixième fois, en les invitant encore, dans leur propre avan-tage , à former des C ies . qui ouvrent en faveur de la produc-tion, des voies au commerce, soit par des routes ordinaires,soit par des canaux, soit par des routes-ornières. Ils trouve-ront , dans les descriptions que nous avons présentées sur le sys-tème général des voies publiques de l’Angleterre , des modèlesqui conviendront à toutes les localités. Les communicationsdont Liverpool et Hull sont le centre, serviront d’exemple auplat pays. Celles dont Birmingham est le centre serviront, aucontraire, d’exemple aux parties les plus élevées. Les routes etles canaux qui traversent la grande chaîne de montagnes, quiva du nord au sud de l’Angleterre, nous offriront des mo-dèles nombreux, importans, pour passer d’un bassin dans unautre. Nous apprendrons à ne pas reculer devant la difficultédes sites , en voyant par quels ouvrages d’art, les Anglaisont effectué ces passages : des galeries souterraines ayant jus-qu’à cinq mille mètres \ des déblais et des remblais d’uneimmense étendue, comme au canal d’Ellesmere ; des plans