VOIES PUBLIQUES. . aVj i
depuis Paris jusqu’à Rouen 5 et d’autres canaux parallèles ,dans le cours supérieur de la plupart des rivières qui com-prennent les trois bassins que nous venons de désigner. Éta-blissons des embrancbemens de canaux ou de routes-ornières ,à partir de toutes nos grandes fabriques, de toutes nos car-rières importantes, jusqu’aux principales voies navigables. Son-dons le sol jusqu’à 5 oo mètres , et plus bas s’il le faut, dans toutecelte contrée , pour en connaître , pour en exploiter les mines ,et surtout pour en extraire le fer et le charbon ; enfin, con-duisons dans nos villes et dans nos ports, le produit de cesmines, par des voies hydrauliques ou des routes en fer.
Sur ce territoire, ainsi vivifié par de nouveaux et d’abon-dans moyens de circulation, combien de grandes villes con-tribueront à la prospérité de l’industrie et du commerce ! Dansle bassin de la Loire : Saint-Étienne, Clermont, Roanne,Moulins, Ne vers , Bourges, Orléans, Tours, Poitiers, leMans, Laval, Rennes et Nantes ; dans les bassins de la Seineet de la Somme : Auxerre, Troyes, Châlons, Sens, Monte-reau, Meaux, Saint-Quentin, Compiègne, Amiens, Abbeville,Caen, Dieppe, Rouen et le Havre. Enfin les villes si richeset si populeuses de la Flandre française et du Pas-de-Calais.
En même temps qu’on pousserait avec vigueur la canalisa-tion de ce premier territoire, on ne négligerait pas les autresdépartemens, qui en tireraient un grand avantage. On com-pléterait trois autres groupes de voies publiques : le I er . dansles bassins delà Moselle, de la Meuse et du Rhin; le II e . dansle bassin du Rhône ; le III e . dans le bassin de la Garonne. Parle I e ' ., notre force commerciale étendrait son action , bienfai-sante et pour nous et pour nos voisins, sur tous les peuplesde la Germanie ; par le II e ., sur l’Italie et sur le vaste littoralde la Méditerranée; par le III e ., sur l’Espagne, sur le P01-I ugai, et même sur les îles britanniques.
Y.
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