VOIES PUBLIQUES. 287
dirigé vers l’est, est navigable depuis la ville de Tadcaster ;plus bas , nous trouvons la ville et le court canal de Selby, quijoint l’Ouse et l’Air, à quelque distance de leur confluent.De là jusqu’à Leeds, on peut naviguer sur la rivière Air; etsuivre la voie hydraulique qui, par le nord, conduit à Li-verpool, comme on l’a vu ch. n. On peut encore, avant d’ar-river à Leeds, entrer dans la Calder, remonter d’abord àWakefield, ville qui n’est guère connue des Français quepar un roman de Goldsmitb, plein de charme et de naturel.Nous la nommons ici, parce qu’elle est manufacturière , com-merçante , riche et populeuse : la fabrique et la teinture destissus de laine sont sa principale industrie, pour laquelle ellerivalise avec Leeds. On cite l’élégance et l’étendue de l’édi-fice consacré à la vente de ces tissus. Autour de Wakefieldsont exploitées de nombreuses houillères dont les produitssont amenés, par des routes-ornières, jusqu’aux abords de laCalder. La paroisse de Wakefield contient 22,307 habitans , etla ville 10,764. (Cens de 1821.)
Des travaux d’art et des coupées latérales rendent la Caldernavigable jusqu’à la ville d’Halifax , où nous rejoignons lescommunications hydrauliques de Manchester. Nous les re-joignons également par le canal de Ramsden qui débouchesur la rive droite de la Calder. ( Voyez ch. n.)
Sur la même rive, un peu au-dessous de Wakefield, com-mence le canal de Barnsley qui se dirige au sud, dans uneétendue de 18 kilomètres, jusqu’à cette ville; il s’avance ensuitede 6 !t,lumèl ',8, vers le N. O. Barnsley, ville manufacturière, estentourée de forges et de houillères ; on y fabrique surtout desfils métalliques et des toiles ordinaires. La prospérité de son in-dustrie et de son commerce est si grande, que, de 1811 à 1821,sa population s’est élevée de 5 ,oi 4 à 8,284 habitans!.
Un second canal contribue à cette prospérité; c’est celui de