VOIES PUBLIQUES. 207
Londres. Les premiers travaux exécutés pour rendre cetterivière navigable, dans son cours supérieur , ne consistaientqu’en simples retenues d’eau. En 1667, 011 consulta Smeatonsur ces travaux imparfaits, et l’on construisit des sas d’é-cluses, en même temps qu’on fit un canal latéral.
Eu remontant la Lea, nous trouvons, sur la rive droite, unpetit ruisseau qui conduit à Waltham-Abbey, principale pou-drerie du gouvernement. (Voyez Force militaire , t. IL)
En continuant notre navigation, nous arrivons à Ware ;c’est un des plus riclies marchés où se fasse le commercedes blés. Chaque semaine, il fournit, pour les consomma-tions de la capitale, plus de 7,5oo hectolitres d’avoine et defroment. Nous voyons ces produits agricoles descendre surdes barges, qui reviennent chargées de charbon fossile. Au-près de Ware, nous apercevons sur la rive droite, la prised’eau de l’aqueduc de la nouvelle-rivière.
Nous remontons de Ware à Hertford, capitale du comtéde ce nom. Cette capitale n’a que 4?^C5 habitans. Arrêtons-nous pour y remarquer une école succursale de Blue-coatHospital de Londres, où la charité des fondateurs élève gra-tuitement cinq cents enfans ! Remarquons encore, auprès deHertford, le beau collège où la C‘ e . des Indes orientales faitinstruire les jeunes gens qu’elle destine à l’administration ci-vile et commerciale de l’ïndostan. Des professeurs tels queles Malthus et les Mackintosli, illustrent cette école.
A Hertford finit la navigation de la Lea. On se proposede joindre par un canal, cette rivière et la Cam qui donneson nom à Cambridge, ville rendue célèbre par son université.La Cam se jette dans l’Ouse, et descend au port de Lynn-regis, sur la rive méridionale de la baie du Wasli.
Puisqu’on n’a pas encore exécuté la jonction de la Cam avecla Lea, il faut revenir sur nos pas. Près de rentrer dans la