I<p- FORCE COMMERCIALE.
chevaux ; mais d’empêclier le tremblement trop considérable qui résulteraitde la marche de ces animaux , sur une surface élastique : tremblement quisuffirait pour ébranler et disjoindre avec rapidité toutes les parties du pont-canal. Une grille qui s’élève à hauteur d’appui, du côté extérieur de l’a-queduc , sert de parapet au chemin. Cette grille a ses mon tans coudés à angledroit par le bas -, leur partie horizontale est vissée sur les madriers quiportent le gravier. Entre le chemin de lialage et le bord opposé , le canala 3 met ,66, et sert à des bateaux dont la largeur est de a mit -,i3.
Tel est l’aqueduc de Pont-Cysylte , qui, par sa légèreté , sasimplicité, son élégance, est un modèle dans son genre.
Auprès de cet aqueduc, en remontant la rive gauche de laDee, il y a plusieurs bassins où l’on reçoit les bateaux quiviennent prendre leurs charge mens, composés surtout de feret de houille. La plupart des piles du pont-canal, sont fondéessur des couches de charbon fossile.
La vallée de Llangollen , au milieu de laquelle ce monu-ment s’élève, est d’un aspect très-frappant. J’ai tâché d’endonner ainsi l’idée, dans la relation succincte de mon secondvoyage : « De Chester j’ai gagné le pays de Galles, pour vi-siter les ouvrages du canal d’Ellesmere. Le plus important àmes yeux était l’aqueduc de Pont-Cysylte, jeté sur la rivièretorrentueuse qui coule dans la vallée de Llangollen. A centvingt-sept pieds de hauteur, et dans une longueur de millepieds, on voit un canal aérien, dont l’enveloppe métalliqueest soutenue par des piles hardies et légères. Des bateaux àcharge pesante, et les chevaux qui les liaient, franchissent,avec sécurité, cette voie suspendue sur un abyme, et por-tent vers Ellesmere, le charbon, la chaux et les fers quefournissent les mines, les carrières et les usines de la valléede Llangollen.
» Après une marche longue et pénible, je suis entré danscette vallée, par un beau soir d’automne, presqu’au momentdu coucher du soleil. Jamais spectacle plus imposant n’a