VOIES PUBLIQUES. 181
4 , 4 oo,ooo mètres cubes d’eau, renouvelés deux fois par an.Ce volume est plus que triple de ce qu’on avait calculé commenécessaire au service accoutumé de la navigation , sans aucuneperte de fluide. Cependant, outre ces moyens d’alimentation,il a fallu recourir à des procédés mécbaniques. Une machine àvapeur, ayant la force de cent chevaux, est établie à l’une desextrémités du bief de partage , pour y élever les eaux d’un grandréservoir, qui lui-même reçoit celles de deux autres réservoirsdont la capacité totale est de 2,340,000 mètres cubes. Malgrétant de prévoyance, la navigation est interrompue durant unepartie de l’été, quand les sécheresses se prolongent. Ces obser-vations montrent à quel point il importe d’étudier la natui-edes terrains, afin de s’assurer que les filtrations ne rendrontpas illusoires les calculs les plus prudens, faits pour évaluer àl’avance l’alimentation des canaux.
La ville de Rochdale, qui donne son nom au canal , reçoitle sien de la vallée où coule la Rocli, petite rivièi’e qui sejette dans l’Irwell. Cette ville fabrique toutes sortes de tissus;elle compte 47,109 liabitans, sur le territoire de sa paroisse;elle doit beaucoup de sa prospérité récente, à la voie hydrau-lique dont nous venons d’indiquer le cours.
Cette prospérité, toute moderne, est encore plus frappantedans la paroisse d’Halifax, qui ne contenait que 73,41 5 habi-tans , en 1811 ; et qui, dix ans plus tard, en contenait 92,815.Halifax même, située sur la Calder qui se jette dans la rivièreAir, d’où l’on descend par l’Ouse dans la baie du Humber,Halifax est un centre de fabrication pour la filature, le tis-sage et la teinture des laines et des cotons. Ses commandess’étendent à toute la contrée qui l’environne. Ses produits,placés sur la ligne navigable qui joint Liverpool, Manchesteret Hull, peuvent circuler dans tout l’intérieur de l’Angle-terre ; ou bien, être transportés, par une voie directe, soit