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5,3 (1824)
Entstehung
Seite
162
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ïi'yi FORCE COMMERCIALE,

préjuges qui la repoussent au premier abord ; elle finira partriompher, chez tous les peuples industrieux et très-éclairés.Dans les pays prospèrent les arts utiles et le commerce,des canaux seront tôt ou tard établis le long des divers coursdeau naturels, dont la marche est irrégulière et rapide. Nousadopterons ce système. Déjà nous voyons entreprendre uncanal parallèle à la Loire ; espérons quon exécutera de mêmedes tranchées latérales au Rhône, à la Durance, à la Ga-ronne, elc. Mais, cest dans le riche et beau bassin de laSeine, quil serait surtout important douvrir un pareil canalafin daller avec de grands bâti mens, du Havre et de Rouenjusquà Paris. Rien ne devrait être épargné pour une telle en-treprise qui donnerait en même temps à ces trois villes , desmoyens nouveaux de richesse et de prospérité. Des navires defortes dimensions pourraient, en évitant les sinuosités et leslongueurs du fleuve, arriver avec rapidité jusquau pont diéna,dans un vaste port quon ouvrirait auprès du Champ-de-Mars.Cette seule entreprise suffirait, peut-être, pour changer lesdestinées commerciales et maritimes de la France. Appelonssur elle lattention de tous les amis de notre puissance natio-nale. Ne craignons pas nous-mêmes de reproduire à plusieursreprises quelques vues déjà présentées par dautres personnes.11 est des travaux utiles quon ne fait exécuter, quen ré-pétant à la fin de chaque preuve, et dune voix infatigable :donc il faut les construire. Ainsi lon frappe les esprits ;ainsi lon.parvient à sou but, comme autrefois cet opiniâtresénateur, qui finissait tous ses discours, en prononçant cesmots sur la ville de Carthage : donc il faut la détruire .

Revenons aux ouvrages qui servent à la prospérité du com-merce des peuples.. Une idée plus hardie encore que celle deremplacer les cours deau naturels par des canaux parallèles,était lidée de quitter la direction donnée par ces cours deau,