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ils tous au nord-ouest de l’Angleterre. Le superbe bassin de laSéverne offre une exception à ces observations générales. Cebassin dont la plus grande partie est dirigée dans le sens mêmede la chaîne principale des montagnes qui bordent la côte oc-cidentale de l’Angleterre, reçoit les eaux d’une foule de valléespeu profondes , que présentent cette côte et l’intérieur dupays de Galles.
Telle est, en peu de mots, l’idée des ressources que la naturea préparées pour la navigation intérieure de la Grande-Bre-tagne. Il faut voir maintenant par quels moyens l’art augmenteces ressoui’ces, et tire parti de ces localités.
Notre objet ne saurait être de tracer le tableau complet detous les travaux hydrauliques exécutés sur les fleuves, les ri-vières et les canaux de l’Angleterre et de l’Ecosse. Il faudraitun grand nombre de volumes pour contenir l’immensité desdétails que nécessiterait une telle entreprise. Nous voulons seu-lement faire connaître le système de ces travaux, en ce qu’il ade plus favorable au commerce ainsi qu’à d’autres branchesde la prospérité publique. Sans nous arrêter à décrire uneinnombrable quantité d’ouvrages d’art, construits d’après lesmêmes principes, avec les mêmes moyens, pour triompherdes mêmes obstacles et pour obtenir toujours les mêmes résul-tats, il nous suffira de choisir parmi ces travaux ceux qui pré-sentent des conceptions neuves, et des difficultés remarqua-bles , surmontées avec talent. Pour ce motif, nous ne décrironsni les barrages, ni les pertuis établis sur les rivières pour lesrendre navigables dans la partie supérieure de leur cours : cesmoyens sont connus de tous les peuples du continent euro-péen. Nous réserverons notre attention toute entière, pourle système de navigation artificielle qui, combinée avec lanavigation des cours d’eau naturels, contribue si puissammentà la prospérité de la Grande-Bretagne.