i5a FORCE COMMERCIALE.
un système cle retenue que nous décrirons en traitant des
transports sur les routes en fer.
Plans inclinés. On appelle ainsi les parties de route dontla pente, très-forte, exige le secours de machines pour monterou descendre les chariots. La structure en est pareille à celledes autres parties des routes-ornières.
D’après les principes que nous venons d’exposer, un cheval[employé sur une route en fer, doit mettre toute sa force pourremonter un-nomhre de chariots qui ne saurait être fraction-naire. Si la figure du terrain oblige de varier les pentes, ilfaut donc le faire de manière que chaque pente soit cellequi convienne à un tel nombre. Ainsi, les routes-ornières doi-vent se composer de lignes droites , comme des polygones rec-tilignes , ou du moins de lignes courbes dont chacune ait lamême pente dans toute sa longueur. C’est d’ailleurs par desexpériences bien faites, qu’on peut déterminer les divers de-grés d’inclinaison suivant lesquels on doit cheminer.
Afin de ne pas perdre de temps pour atteler et dételerinutilement, il faut seulement donner à chaque partie deroute ayant une pente constante, assez de longueur pourformer un relai. Le nombre des chevaux qui serviront autransport, doit être en rapport inverse du nombre de cha-riots vides qu’ils peuvent remonter et du temps qu’ils mettentà parcourir ce relai, soit dans l’allée , soit dans le retour.Par ce moyen le même nombre de chariots parcourera dans lemême espace de temps , toutes les parties du chemin : et nullepart les chevaux ni les conducteurs ne seront obligés d’atten-dre ceux qui les suivent ou les précèdent.
Il importe surtout de tracer la route avec une telle habi-leté , qu’on ne monte jamais pour redescendre : à moins que leslocalités ne rendent ces alternatives indispensables. Afin d’éviterces montées et ces descentes, on érige souvent à travers des