VOIES PUBLIQUES. 14.9
Nous avons déjà montré l’heureuse' application qu’on en afaite , pour transporter par terre et par mer, les matériaux quiservent à la construction de la jetée de Plymouth. (Force na-vale , t. Il, p. 278.) Lorsque nous décrirons les transportsdu commerce, nous trouverons beaucoup d’autres applica-tions , non moins utiles et non moins intéressantes.
A l’époque de mon premier voyage dans la Grande-Breta-gne , on comptait déjà dans le voisinage de Newcastle , sur unterritoire long de sept lieues et large de quatre, soixanteet quinze lieues de routes-ornières en fer, établies sur lesol; les voies souterraines ne présentaient pas un moindredéveloppement. Dans le pays de Galles on fait un grandusage de ces routes, pour conduire le minerai et la bouille,depuis la mine jusqu’aux fourneaux, puis le fer et le char-bon fossile jusqu’aux canaux et aux ports. La route-ornièrede Cardiff à Mertyr-Tydwil, a douze lieues de longueur.Le seul comté de Glamorgan possède cent lieues de pareillesvoies publiques.
Il existe en Ecosse, des routes en fer, importantes par leurétendue et par les services qu’elles rendent à l’industrie : telleest celle qui va de Kilmamock à Troon. Les plus remar-quables sont, ensuite, celles de la fonderie de Carron, et deshouillères de lord Elgin, de M. Erskine, de sir J. Hope, etc.On a conçu le plan d’une route-ornière, qui doit aller deBerwick à Glasgow, suivant une ligne de cinquante lieues.Un Acte du parlement autorise déjà l’exécution de la partiecomprise entre Berwick et Kelso.
C’est surtout pour les environs d’Edinburgli qu’on a pro-posé des voies publiques de ce genre. On a l’idée de joindrecette capitale de l’Ecosse, par un système bien combiné deroutes-ornières, avec les comtés d’East-Lothian, de Berwick,de Roxburgli et de Selkirk ; ce qui produira des améliorations