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courans atmosphériques par lesquels les routes peuvent êtreasséchées dans les temps humides, et balayées de leur pous-sière dans les temps de sécheresse.
Autant une humidité suffisante seulement pour former unehoue visqueuse, et pour attendrir les matériaux solides qu’ellerecouvre, est regardée comme contraire à la bonne conser-vation des routes, ainsi qu’à la facilité du roulage ; autant onregarde un lavage à grande eau, résultant d’une pluie abon-dante ou des moyens de l’art, comme utile, non-seulementau roulage des voitures , mais à la conservation de la voie pu-blique. Un tel lavage enlève la boue en hiver, et la poussièreen été : au bout de quelques heures, même après des tempspluvieux, la route est sèche, et parfaitement roulante.
Il y a des routes qu’on lave en été , par des irrigations , pourfaire disparaître la poussière qui les couvre et qui deviendraitde la boue dans les temps pluvieux- On a proposé d’employerle même moyen, après des gelées et lorsque l’atmosphère estfortement chargée d’eau. Quand on a de la sorte délayé lesmatériaux, pulvérisés par le frottement, il est très-facile debalayer ou de ratisser la boue très-fluide qu’on a formée, etqui ne s’est pas toute écoulée d’elle-même.
Jusqu’à ce jour, les Anglais sont loin d’avoir suivi le meil-leur de tous les modes, pour maintenir leurs routes en bonétat. Ils ont dû, pour cela, faire d’énormes dépenses mais,grâces à de tels sacrifices , ils ont du moins atteint leur but,même en suivant des méthodes imparfaites.
Pour donner une idée de ces dépenses, aux environs de Lon-dres , il suffit de présenter pour une seule route, dans une
* On pourra juger de ces dépenses par les détails suivans, dus à M. Walker, ingé-nieur de la Route-commerciale qui conduit delà cité de Londres aux Docks des Indes-Occidentales et des Indes-Orientales (Rep. Comin. 1818 , on roads; for the House ofcomrnons). «En examinant les routes à barrières, dans le voisinage de Londres, jetrouvai que les matériaux avec lesquels on les répare, restent rarement plus d’un