ï/p.. FORCE COMMERCIALE.
l’Angleterre , si nous exceptons un petit nombre de districts oùl’on avait de grands obstacles à vaincre , les routes sont aujour-d’hui maintenues habituellement solides, unies, et roulantes.Il en résulte dans les transports une économie , une régula-rité, très - précieuses pour le commerce et pour le servicepublic. On n’a besoin que du moindre nombre possible dechevaux, de conducteurs et de voitures , pour conduire lesvoyageurs et les objets matériels ; enfin cette économie mêmeaugmente la circulation , par les facilités et par les avantagesqu’elle présente.
Indépendamment des grandes réparations annuelles, pourremplacer les matériaux usés par le roulage , et pour re-hausser le sol de la voie publique, affaissé par la pression desvoitures, on entretient les imites d’Angleterre avec un soinconstant, au moyen d’ouvriers attachés aux diversesjiarties deleur longueur. Dans l’hiver, lorsque les pluies et les brouil-lards ont fait, des matériaux triturés , une boue épaisse et ti-rante , on balaie cette boue, on la retire avec des rafles lelong des côtés de la route, pour être enlevée plus tard. Souventon s’en sert comme d’un engrais pour les champs du voisinage.Ce n’est qu’après avoir ainsi retiré des chemins la poussière oula boue dont ils sont couverts, qu’on les charge d’un bord àl’autre, avec des matériaux neufs, ou seulement qu’on rem-plit les ornières qui commencent à se former *.
Durant une grande partie de l’année , le climat brumeuxde l’Angleterre maintient les routes dans un état d’humiditéqui nuit beaucoup à leur conservation. Aussi, comme nousl’avons vu (livre précédent), le législateur a-t-il pris desmesures pour écarter du bord de la voie publique , les om-brages qui interceptent les rayons du soleil, et pour attirer les
* On recommande de le faire immédiatement aprçs avoir enlevé les boues , et lors-que la route est encore imprégnée d’eau.