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ment. En quelques endroits il s’affaissera davantage, suivant lanature du sol, et la profondeur du marécage. On comblera lescavités et les enfonceinens. On enlèvera, dans le voisinage, lesgazons dont on pourra disposer, afin d’en tapisser la base ainsipréparée. On couvrira la voie destinée aux voitures, avec unecouche de sable ou de toute autre matière perméable ; cettecouche épaisse de 25 à 3 o centimètres, une fois passée au cy-lindre , la route sera finie : si le terrain était trop peu résistantpour porter d’abord le poids des chevaux, on emploierait deshommes à rouler le cylindre.
Lorsqu’on doit construire une route sur un fond très-hu-mide, ou abondant en sources qui l’inondent, voici le moyenque propose M. Paterson : il faut creuser un fossé , aussi étroitque possible, et profond de 6 à 9 décimètres, suivant l’axe dela voie qu’on veut exécuter; puis le remplir de pierres jusqu’auniveau de la route, celles du fond ayant environ 1 5 centi-mètres de diamètre. De cet égout principal partent, de distanceen distance, des déversoirs souterrains semblablement con-struits , pour dégorger dans les fossés latéraux.
11 y a des endroits où l’on fait de la manière suivante, desaqueducs souterrains, pour tenir les routes à sec.En creusant dei“ èt ,2 à 2 mèu ,5, on pose au fond une couche de fagots d’épines,ayant 6 décimètres d’épaisseur ; on met au-dessus, du chaumeou du gazon ; puis on charge le tout avec de la terre. Cesaqueducs ont près d’un mèti’e de largeur; ils durent jusqu’àvingt-cinq ans.
Dans quelques parties de l’Angleterre, lorsqu’une route tra-verse un terrain marécageux, pour la fortifier le long de sesfossés, et pour empêcher les voitures d’y verser, on plantedes branches de saule très-rapprochées , entre la route et sesfossés. Cette disposition remplit parfaitement son objet.