VOIES PUBLIQUES. 137
fûrd a soin de poser une première couche composée de pierresjointives dont la plus large face , appliquée sur le terrain , ait àpeu près i3 centimètres d’équarrissage. On jette sur cette cou-che , suivant les localités , du gravier bien nettoyé, ou de lapierre réduite en fragmens de 17 hectogrammes : on forme dela sorte une seconde couche d’à peu près 15 centimèti-es d’é-paisseur.
En quelques endroits du pays de Galles , ce gravier et cesfragmens sont remplacés par les scories qui proviennent deshauts fourneaux employés à la fonte du fer, et par des cen-dres qui proviennent des foyers des machines à vapeur. Ces ma-tières calcinées forment des routes aussi solides que durables.
Dans certaines parties de l’Angleterre et de l’Irlande où l’onmanque de bons matériaux pour construire les routes, on em-ploie de l’argile cuite comme de la brique, et concassée en-suite. Mais l’usage d’un semblable moyen doit devenir de plusen plus rare, dans une contrée où le combustible est extrê-mement précieux.
Il est d’une grande importance d’élever le sol de la routedans les endroits sujets à des inondations ou du moins à beau-coup d’humidité. Les Anglais ont fait, en ce genre, plusieurstravaux dignes d’être cités. Par exemple la route de Hollo-way (voie-creuse ), a été exhaussée depuis 2 jusqu’à 3 mètres,dans une longueur de 10 kilomètres. Ce grand ouvrage estcependant celui d’une simple curatèle.
Lorsque l’on construit des routes à travers des terrains ma-récageux et sans, consistance, il faut d’abord prendre tous lesmoyens possibles d’assèchement, en creusant des fossés pro-fonds, de chaque côté de la direction que la route doit suivre.On attend au moins un an pour que ces fossés aient produit leureffet, avant de commencer les travaux de construction. Si lefond est très-marécageux, il s’affaissera beaucoup par le desséche-
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