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opération par des femmes et des enfans , qui travaillent assis et qui Brisentles pierres avec de légers marteaux. Il n’admet aucun fragment de pierreayant plus de G \ centimètres cubes , s’il les évalue par leur volume; ou pesantplus de 17 hectogrammes * , s’il les évalue par leur poids. Pour suivre cetterègle , les ouvriers qui concassent les pierres sont munis de lunettes circu-laires en fer , semblables à celles dont se servent les canonniers pour vérifierle calibre des boulets. O11 rejetterait tout fragment qui ne passerait pasdans la lunette calibrante. Outre cet instrument, M. Macadam fait toujoursporter par les inspecteurs , une balance avec un poids de 17 hectogrammes ,pour peser deux ou trois des plus gros fragmens de chaque tas de pierresconcassées , et s’assurer qu’aucun ne dépasse le poids fixé pour limite.
Pour construire ou pour reconstruire une route, dit l’auteur du systèmeque nous décrivons , une couche d’un quart de mètre d’épaisseur , composéede solides matériaux , est suffisante. Elle peut porter toute espèce de fardeaux ,que le sol soit stable ou 11e le soit pas. M. Macadam préfère même un terrainmélangé de matières molles et dures, plutôt qu’un sol parfaitement dur. Ila remarqué que, sur le premier , les routes s’usent moins ; parce qu’elles re-posent sur une couche élastique qui cède aux pressions trop fortes et quiamortit les chocs violons. C’est ainsi qu’une enclume posée sur un morceaude bois, durera plus long-temps que posée sur une pierre.
O11 peut citer un exemple très-remarquable d’une telle différence. Laroute de Bridgewatcr à Cross est, dans une grande étendue , construite surun marécage si mouvant, qu’on voit de chaque côté de la route , lorsqu’onla parcourt avec un carrosse , l’eau trembler dans les fossés. Après une faible,gelée , la vibration de l’eau produite par le mouvement de la voilure estassez grande pour briser la glace qui s’est formée sur l’eau des fossés. Aubout de la partie de route ainsi pratiquée sur un terrain sans consistance ,commence une autre partie sur un fond de pierre calcaire : or la dépensed’entretien , sur la première et sur la seconde , est dans le rapport de 5 à 7 ;quoique- la seconde , construite sur un fond très-dur, soit plus élevée quel’autre.
Meme en établissant des routes sur un sol marécageux, M. Macadam nevoulait pas employer de fragmens de pierre qui pesassent plus de 17 hecto-grammes , sans pour cela rendre sa route plus épaisse : il affirmait qu’elle nedevait pas s’enfoncer dans le mauvais terrain; parce que, disait-il, les élé-
* En Suède-, où les routes sont fort belles, on les construit avec du granit concassépar fragmens, dont aucun n’excède la grosseur prise pour limite par M. Macadam.Edgevvorlli demande que toutes les pierres puissent passer dans un calibre circulairede 4 centimètres de diamètre.