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5,3 (1824)
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134
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i 34 FORCE COMMERCIALE,

des voies publiques de lAngleterre, M. Macadam * , qui nousa fourni beaucoup de faits rapportés dans ce chapitre et dansle suivant, a prouvé par ses travaux que toutes les routespeuvent être rendues unies et solides au même degré, et te-nues dans cet état de perfection, durant toutes les saisons delannée. Grâce aux moyens nouveaux quil a fait connaître,toutes seront bonnes, aussi long-temps quelles subsisteront.La seule question quil sera permis délever quant à lespècedes matériaux, sera relative à la dépense, ou à la durée; maisnon pas à lexcellence de la voie publique.

Le système employé par M. Macadam , dabord aux environsde Bristol, puis dans les comtés limitrophes et, par degrés,dans toutes les parties de lAngleterre, a complètement réussi.Les chemins reconstruits daprès ce système , ont été jugéstellement supérieurs, que leur restauration a mérité de porterle nom même de lauteur. Dans les environs de Bristol,macadamer une route, cest létablir daprès la méthode deM. Macadam, et lui donner une bonté toute nouvelle.

Ne pourrions-nous pas macadamer , un peu, la presquetotalité des routes de la France?...

M. Macadam fait concasser en très-petits morceaux , les pierres dont ilse sert pour construire et pour entretenir les routes. Il fait exécuter cette

* Lorsque M. Macadam revint dAmérique, en 1783, on contruisait les grandschemins dÉcosse (lActe des routes à barrières, pour ce royaume, existait depuisvingt ans à peu près). Il fut nommé curateur et acquit alors beaucoup dexpérience-Il vint ensuite en Angleterre , fut nommé commissaire des routes à Bristol, et se litingénieur pour améliorer les voies publiques qui se trouvaient alors dans létat le plusdéplorable : cest en 1816 quil commença ses travaux; le succès le plus complet les acouronnés. Durant ces trois années, il a réparé a 5 o kilomètres de routes, dans lesenvirons de Bristol. Néanmoins la dette flottante contractée par la curatèle de cesroutes, qui passait 1,400 liv. st., fut liquidée ; une portion considérable delà detteprincipale fut remboursée; et 2,790 liv. st. furent amassées en caisse. Tels ont été lesrésultats de quatre années dune bonne direction, sur une portion de voie publiquequi, durant vingt ans de curatèle, avait accru sa dette jusquà 43 ,000 liv. st. (Comitéde 1819 , rapport, pp. 18 et 19.)