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des voies publiques de l’Angleterre, M. Macadam * , qui nousa fourni beaucoup de faits rapportés dans ce chapitre et dansle suivant, a prouvé par ses travaux que toutes les routespeuvent être rendues unies et solides au même degré, et te-nues dans cet état de perfection, durant toutes les saisons del’année. Grâce aux moyens nouveaux qu’il a fait connaître,toutes seront bonnes, aussi long-temps qu’elles subsisteront.La seule question qu’il sera permis d’élever quant à l’espècedes matériaux, sera relative à la dépense, ou à la durée; maisnon pas à l’excellence de la voie publique.
Le système employé par M. Macadam , d’abord aux environsde Bristol, puis dans les comtés limitrophes et, par degrés,dans toutes les parties de l’Angleterre, a complètement réussi.Les chemins reconstruits d’après ce système , ont été jugéstellement supérieurs, que leur restauration a mérité de porterle nom même de l’auteur. Dans les environs de Bristol,macadamer une route, c’est l’établir d’après la méthode deM. Macadam, et lui donner une bonté toute nouvelle.
Ne pourrions-nous pas macadamer , un peu, la presquetotalité des routes de la France?...
M. Macadam fait concasser en très-petits morceaux , les pierres dont ilse sert pour construire et pour entretenir les routes. Il fait exécuter cette
* Lorsque M. Macadam revint d’Amérique, en 1783, on contruisait les grandschemins d’Écosse (l’Acte des routes à barrières, pour ce royaume, existait depuisvingt ans à peu près). Il fut nommé curateur et acquit alors beaucoup d’expérience-Il vint ensuite en Angleterre , fut nommé commissaire des routes à Bristol, et se litingénieur pour améliorer les voies publiques qui se trouvaient alors dans l’état le plusdéplorable : c’est en 1816 qu’il commença ses travaux; le succès le plus complet les acouronnés. Durant ces trois années, il a réparé a 5 o kilomètres de routes, dans lesenvirons de Bristol. Néanmoins la dette flottante contractée par la curatèle de cesroutes, qui passait 1,400 liv. st., fut liquidée ; une portion considérable delà detteprincipale fut remboursée; et 2,790 liv. st. furent amassées en caisse. Tels ont été lesrésultats de quatre années d’une bonne direction, sur une portion de voie publiquequi, durant vingt ans de curatèle, avait accru sa dette jusqu’à 43 ,000 liv. st. (Comitéde 1819 , rapport, pp. 18 et 19.)