VOIES PUBLIQUES. i33
comté de Berks. On l’a rendue parfaitement unie , solide etnivelée, en faisant usage d’un gravier plus mauvais encoreque celui qu’on trouve dans le voisinage de la capitale. Lesvoitures n’impriment d’ornières sur ce chemin , par aucuntemps , ni dans aucune saison.
Les routes des environs de Londres étant fort unies, levoyageur qui les parcourt, charmé de n’ètre point cahoté,en conclut sans autre examen , qu’elles sont parfaites etd’une solidité à toute épreuve \ mais les chevaux, les con-ducteurs et les maîtres de poste, en jugent hien différem-ment. Elles ont le défaut d’étre extrêmement tirantes, surtoutdans les premiers temps qui suivent leur construction et leurréparation 5 alors les voitures publiques doivent être traînéespar des chevaux d’une force supérieure, pour aller avec la mêmevitesse que dans les provinces plus éloignées de la capitale.Malgré cette force supérieure, la fatigue endurée par ces pau-vres animaux est si grande, qu’elle les met hors de servicedans le court espace de trois années !... L’étranger admireà juste titre la beauté des chevaux attelés aux voitures pu-bliques des environs de Londres \ mais il est loin de penserque c’est aux défauts mêmes de ces chemins, d’une si magni-fique apparence, et qu’il parcourt avec tant de commodité,qu’est dû le choix des coursiers, objets de son admiration.
Quant aux parties de la Grande-Bretagne, où les maté-riaux qu’on peut employer sont d’une bonne qualité , l’ontrouve encore des différences essentielles dans cet emploi.C’est ainsi qu’en Ecosse où la plupart des routes sont con-struites avec les meilleurs matériaux , abondans et peu coû-teux dans tout ce royaume, beaucoup d’entr’elles sont néan-moins dispendieuses, rudes et peu solides ; parce qu’on n’apas fait un judicieux usage de ces excellens matériaux.
L’un des ingénieurs qui ont le plus contribué à l’amélioration