i32 force commerciale.
La pratique a fait connaître qu’il est très-nuisible à la so-lidité des routes, qu’elles soient formées avec du gravier quicontient de la terre *. En conséquence on a soin de le laverà grande eau, ou de le passer soit à la claie, soit au crible.On remarque, alors, que le peu d’argile qui reste adhérent,aux cailloux qui se trouvent dans le gravier, est encore très-nuisible. Cet inconvénient se manifeste surtout, lorsqu’on n’apas eu le temps de laisser bien sécher, à l’air, le gravier tiréde la carrière. La terre argileuse qu’il contient encore , devientpar l’effet des pluies, une boue épaisse et tirante qu’il fautenlever avec des rafles, en faisant une dépense considérable;dépense qu’on aurait évitée, si- l’on eût apporté plus de soinà la construction primitive. Cette négligence, et celle de nepas briser les trop gros cailloux mêlés au gravier que fournitle bassin de la Tamise, ont rendu jusqu’à ce jour les roulesdes environs de Londres, ainsi que nous l’avons avancé,bien inférieures à celles de beaucoup d’autres parties del’Angleterre.
L’expérience a prouvé qu’en employant avec intelligence,même le gravier de la plus mauvaise espèce, on peut enfaire une bonne route. Telle est celle de Reading dans le
duiscnt les carrières de Cornouailles, de Guernsey et d’Ecosse ; il voudrait qu’onamenât aussi par la Tamise, les galets siliceux que la mer repousse sur les côtesd’Essex, de Kent et de Sussex. Ces galets concassés formeraient des routes excellentes.
* Sur ce point ( est-il dit dans un rapport des C rcs . chargés de diriger et de suivreles travaux de la route de Londres à Dublin), toutes les personnes habiles dans laconstruction, sont unanimes. Néanmoins, ajoutent les C' c3 -., p. 100, beaucoup d’ins-pecteurs , suivant en cela les notions anciennes, supposent que de la terre peut cimenterles pierres ; ils croient qu’un agrégé de matériaux, en partie durs, enpartie mous, est pluspropre à supporter les pressions et les frottemens d’une voiture pesante, qu’une masseuniquement composée de matériaux durs. C’est un absurde préjugé qui empêche lacirculation de devenir aussi active qu’elle pourrait l’être. Du gravier qu’on mélangeavec de la terre est toujours humide et mou, excepté durant quelques jours de l’an-née; dans cet état d’humidité, par la presssion constante des voitures, il se brise aussivite, que des pierres se brisent sous la roue d’un moulin à poterie.