VOIES PUBLIQUES. 127
toujours également élevées. Cette disposition n’est pas moinsagréable pour le voyageur. O11 peut eu juger par la fatiguequ’on éprouve à se trouver dans une voiture long-temps con-duite sur un revers trop incliné} surtout si l’on n’est pas assisà l’un des coins inférieurs de la voiture.
Ainsi que nous l’avons dit plus haut, on a fait aussi desroutes concaves , c’est-à-dire , moins élevées au milieu quevers les bords. On en cite deux de ce genre ; l’une passe àMesham, l’autre à peu de distance de cet endroit. Elles sesont conservées, à ce qu’on prétend, mieux que les routesavoisinantes. M. Wilkes a fait exécuter une route concave,qui passe par Bredon , et qui s’est parfaitement conservée.
( Voyez l’ouvrage deM. Beatson, sur la propriété territoriale.')
- Il y a des routes à pentes longitudinales assez prononcéespour que leur prolil puisse être tout-à-fait horizontal. Voiciles avantages de cette disposition : i°. l’inclinaison du plansur lequel cheminent les voitures est alors un minimum yainsi que la fatigue des chevaux qui montent, et le dangerdes chevaux qui descendent j 2 0 . quand la route est horizontaledans le sens de sa largeur, les roues de droite et de gaucheportent également le poids de la voiture ; les essieux, lesmoyeux et les rais sont beaucoup moins fatigués.
La seule difficulté qu’on puisse éprouver dans ce système,si la route est rectiligne, consiste à ménager par intervalles,des conduits transversaux ou des cassis * qui ne fassent paséprouver aux voitures des ressauts trop considérables. Si laroute est tournante, les eaux, par leur direction naturelle,descendront obliquement du milieu vers les bords.
Il est des cas où l’on peut faire servir aux grandes routes y
* Pour éviter les ressauts des cassis, ou a proposé de pratiquer, de distance en dis-tance, des égouts transversaux, sous les parties de route dont la pente longitudinale estconsidérable. ( Voyez le rapport à la chambre des communes, fait par le comité des-routes, en 1808.)