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le système de pentes transversales uniques, déjà décrit pourles chemins vicinaux. M. Edgeworth, qui recommande cesystème voudrait qu’une route, lorsqu’elle est tracée le longd’une cote, reçut une pente latérale opposée à la pente mêmede la cote. Cette disposition donnerait la plus grande securité,surtout dans les tournans , contre le danger de voir les voituresdescendantes, entraînées par leur poids , par leur force tangen-tielle et par l’élan des chevaux, dans le précipice que présentele bord de la route qui regarde le bas de la cote le long de la-quelle on chemine. Ce bord , plus élevé ([lie l’autre et ferrésolidement sans pente transversale, serait choisi par les voituresascendantes •, tandis que le côté intérieur en conlrepente et nonferré, prendrait une mollesse ( looseriess ) très-favorable, parson tirage, pour retenir les voitures qui descendraient, char-gées. Enfin , un ti'ottoir érigé contre le bord extérieur, serviraitde garde-fou, et rassurerait les voyageurs.
Le système des contre-pentes dont nous venons de parler ,est également prescrit dans les règles qui furent adoptées *pour les travaux du comté de Selkirk, en Ecosse ; la contre-pente est égale au o.l\ a . de la largeur de la route; « Cettedisposition , est-il dit dans un rapport au parlement, où l’onrend compte des bous effets qu’elle a produits, cette dispo-sition empêche une glace épaisse de se former sur la voie pu-blique \ elle aide à la levée , pour diriger le courant du'vent ;de sorte que des routes ainsi disposées n’ont jamais été ob-struées par la neige. Elles offrent d’ailleurs un surcroît de sé-curité du côté des précipices. » Ce système pourrait être utiledans nos départemens des Alpes, des Pyrénées, du Jura , etc.
Les mêmes règles prescrivent de construire toujours unelevée en terre, d’à peu près un mètre de hauteur, le long descôtés du chemin. C’est le moyen le plus sûr et le plus écono-
*■ O» les doit à VI. Alexandre Melville, ancien surintendant de ces routes.