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5,3 (1824)
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126 FORCE COMMERCIALE,

mine sur une pente dangereuse, à moins de rester au centremême de la voie : cela tient en partie à la manière vicieusedont on les répare. On jette sur leur milieu , dénormes quan-tités de gravier ou de galet. Comme on sait que ces maté-riaux , à cause de leur ligure sphérique, ne pourront jamaissagglomérer et former un tout compacte, ou pense quils re-flueront toujours assez vers les bords , en obéissant à la pres-sion qui résulte du roulage. Nous verrons quon remédie à cetinconvénient par les nouveaux moyens de construire et de ré-parer les routes.

Les Anglais observent, en faveur de celles qui sont parfaite-ment unies et très-peu bombées, quelles retiennent bien moinsles eaux que ne le font les moindres ornières des plus bombées.On conçoit, en effet, quaucune pente latérale ne peut être assezforte pour que leau qui descend dans ces ornières, puisse ensortir complètement et se rendre aux bas côtés de la route.

Suivant Edgeworlh, ingénieur qui sest beaucoup occupé des travaux dela voie publique , une route nouvelle ne doit pas avoir plus de courbure quece quil en faut pour lempèclier de devenir concave, avant dêtre usée jusquaupoint dexiger quon la charge de nouveaux matériaux. M. Telford , dans lestravaux quil a faits pour rendre la roule de Londres à Dublin, un modèledans son genre , na donné pour pente transversale , que celle qui résulte duneflèche de 2 décimètres, sur une largeur de 10 mètres. Suivant M. Macadam ,lingénieur anglais auquel on doit le nouveau mode dentretien des routes ,il suffit de leur donner 7 5 millimètres de chute, de chaque côté, pour unelargeur de 10 mètres. Lexpérience, dit-il , montre que cette pente, toutefaible quelle est, peut procurer lécoulement des eaux , et lassèchement ha-bituel de la voie publique.

Par ces détails, on voit quaujourdliui les ingénieurs de laGrande-Bretagne donnent à larc qui représente le profil deleurs routes , beaucoup moins de flèche que ne font les ingé-nieurs français. Cest un grand avantage pour les voitures an-glaises. En effet, quand elles cheminent sur une voie très-peu bombée, leurs roues de droite et de gauche sont presque