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mine sur une pente dangereuse, à moins de rester au centremême de la voie : cela tient en partie à la manière vicieusedont on les répare. On jette sur leur milieu , d’énormes quan-tités de gravier ou de galet. Comme on sait que ces maté-riaux , à cause de leur ligure sphérique, ne pourront jamaiss’agglomérer et former un tout compacte, ou pense qu’ils re-flueront toujours assez vers les bords , en obéissant à la pres-sion qui résulte du roulage. Nous verrons qu’on remédie à cetinconvénient par les nouveaux moyens de construire et de ré-parer les routes.
Les Anglais observent, en faveur de celles qui sont parfaite-ment unies et très-peu bombées, qu’elles retiennent bien moinsles eaux que ne le font les moindres ornières des plus bombées.On conçoit, en effet, qu’aucune pente latérale ne peut être assezforte pour que l’eau qui descend dans ces ornières, puisse ensortir complètement et se rendre aux bas côtés de la route.
Suivant Edgeworlh, ingénieur qui s’est beaucoup occupé des travaux dela voie publique , une route nouvelle ne doit pas avoir plus de courbure quece qu’il en faut pour l’empèclier de devenir concave, avant d’être usée jusqu’aupoint d’exiger qu’on la charge de nouveaux matériaux. M. Telford , dans lestravaux qu’il a faits pour rendre la roule de Londres à Dublin, un modèledans son genre , n’a donné pour pente transversale , que celle qui résulte d’uneflèche de 2 décimètres, sur une largeur de 10 mètres. Suivant M. Macadam ,l’ingénieur anglais auquel on doit le nouveau mode d’entretien des routes ,il suffit de leur donner 7 5 millimètres de chute, de chaque côté, pour unelargeur de 10 mètres. L’expérience, dit-il , montre que cette pente, toutefaible quelle est, peut procurer l’écoulement des eaux , et l’assèchement ha-bituel de la voie publique.
Par ces détails, on voit qu’aujourd’liui les ingénieurs de laGrande-Bretagne donnent à l’arc qui représente le profil deleurs routes , beaucoup moins de flèche que ne font les ingé-nieurs français. C’est un grand avantage pour les voitures an-glaises. En effet, quand elles cheminent sur une voie très-peu bombée, leurs roues de droite et de gauche sont presque