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beaucoup plus étroites que les nôtres, meme eu y maintenant
une circulation beaucoup plus active.
Terminons ce qui regarde la largeur absolue des routes, endisant que, dans ces derniers temps, les curatèles et le parle-ment se sont occupés avec zèle, du soin d’élargir les partiestrop étroites ; encore quelques années, et la voie publique, surtous les points des trois royaumes , sera suffisamment spa-cieuse pour les transports faciles du commerce le plus étendu.
Les Français, ce me semble, sont tombés dans un excèsopposé à celui d’où les Anglais s’efforcent de sortir. Nousavons des routes fort longues , et qui dans la plupart de leursparties ont une largeur disproportionnée avec les besoins dela circulation; Osons le dire ; c’est une absurdité que ces routesqui, dans les districts les moins fréquentés, conservent lesmêmes dimensions qu’à l’approclie des plus grandes villes etde la capitale. Il existe encore des ingénieurs, des administra-teurs , et même des citoyens qui regardent cette largeur exces-sive de la voie publique, comme un signe et je dirais presqueun symbole de grandeur morale et politique. Ils jugent des em-pires , d’après l’amplitude de ces zones brillantes et ruineuses;ainsi que le vulgaire juge des grands seigneurs , d’après la lar-geur et l’éclat des galons qui sillonnent la livrée de leurs va-lets. Que la raison fasse justice de ces gothiques préjugés.
Profil des routes . Commençons, à se sujet, par fournirquelques détails sur les chemins vicinaux, pour lesquels ilreste encore tant à faire en France. Au lieu de leur donnerla même élévation ou plutôt la même dépression vers cha-cun de leurs côtés , lesquels présentent bientôt deux profondesornières qui s’emplissent d’eau, avec un troisième enfonce-ment au milieu, pratiqué par les pieds des chevaux , ce qui nelaisse nulle part au piéton, d’endroit pour marcher à sec,on aconçu l’idée d’incliner ces chemins vers un seul de leurs