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beaux-arts doit être belle jusque dans la culture de ses champset dans le soin de ses plantations, comme dans le tracé desvoies publiques ou privées qui traversent, en tous sens, unterritoire favorisé du ciel. Il ne subit point que nos villes soientle centre de la raison et du bon goût. Faisons en sorte qu’onretrouve, au milieu de nos campagnes, décorées par d’heu-reux ombrages et par nos élégantes fabriques, tantôt unebeauté mâle et libre, tantôt une grâce naïve et touchante ,images variées et toujours vraies d’un peuple qui s’élève aux-plus hautes conceptions de la science et des arts, sans êtrepour cela moins sensible aux plus doux plaisirs de la nature.
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CHAPITRE III.
De la configuration des routes, et de leurs accessoires.
Les routes consacrées à l’utilité publique, quel que soit ledegré de leur importance, doivent être tracées d’après lesmêmes principes. Mais, considérées dans le sens de leur lar-geur , elles présentent des différences remarquables , sur les-quelles il importe d’arrêter notre attention.
Voici quelles sont les moindres largeurs que la législation des routes per-mette de donner aux chemins vicinaux : chemins de piétons, 2 m “‘- ; cheminsde chevaux, 2 mit -,44î chemins de voitures , 6 mil . Nous avons vu, liv. I er . ,ch. 2 , comment on prescrit, au besoin , l’élargissement de ces chemins : onpeut leur donner jusqu’à 9”'*% r 4- Les grandes routes doivent avoir 5 ml1 ' delargeur dans leur partie ferrée ; pour ces mêmes routes, on fait varier lalargeur du trottoir et du fossé réunis, depuis 2 mit -,5 jusqu’à 3 mit .
Un Acte du parlement a décidé que les routes à barrièresauraient i8 mèt ',3 de largeur, à l’approche des grandes villes.Quelques Anglais blâment cette excessive largeur ; c’est à leursyeux une perte gratuite de terrain. Ils observent que les mau-