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VOIES PUBLIQUES,guère enfanté cirez nous , que des imitations maussades et mal-adroites. Nos décorateurs ont pensé que le propre des jardinsanglais était d’offrir des roules Lien tortueuses, et des terrainsLien fatigués. Ils ont voulu produire de grands effets sur lesplus petits théâtres, ils ont produit de ridicules caricatures.
Jamais, dans la Grande-Bretagne, une avenue tirée au cor-deau ne met en communication la voie puLlique avec ces joliset modestes manoirs qu’on nomme des cottages , et qui tiennentun rang intermédiaix’e entre la chaumière et le château. Les ave-nues alignées ne servent pas même pour annoncer ces maisonsou plutôt ces palais de plaisance, dans lesquels tout le luxe del’architecture et de la sculpture, semble rivaliser avec le luxede la nature elle-même. Au lieu de s’étudier à nous étalerdu plus loin possible, les beautés de l’art, l’Anglais s’étudieà les dissimuler. 11 regarde en pitié ces allées longues ettristes qui nous montrent, d’un quart de lieue, la façade audevant de laquelle on déploie un fastueux appareil de planta-tions compassées ; tandis qu’à droite et à gauche de ces rangéesde grands arbres Lien égaux, l’œil attristé n’aperçoit que deschamps dépouillés d’ombrage, et le spectacle désolant de laplus hideuse nudité. Au contraire, un de ces chemins que lesAnglais appellent promenades, conduit, au milieu des bos-quets et des tapis de gazon, vers l’habitation britannique. Enapprochant, vous découvrez par intervalles les diverses partiesde la champêtre fabrique ; mais vous n’appercevez tout l’édificequ’en arrivant au point de vue d’où son ensemble peut êtreembrassé d’un regard, avec assez de détail pour qu’aucunebeauté ne soit affaiblie ni perdue par l’effet de la distance.
Ou me pardonnera sans doute cette digression sur les jar-dins et sur les routes de plaisance. Il faut offrir à nos conci-toyens , non-seulement ce qui peut être utile, mais encore cequi peut ajouter à l’ornement du sol français La patrie des
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