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5,3 (1824)
Entstehung
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121
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VOIES PUBLIQUES,guère enfanté cirez nous , que des imitations maussades et mal-adroites. Nos décorateurs ont pensé que le propre des jardinsanglais était doffrir des roules Lien tortueuses, et des terrainsLien fatigués. Ils ont voulu produire de grands effets sur lesplus petits théâtres, ils ont produit de ridicules caricatures.

Jamais, dans la Grande-Bretagne, une avenue tirée au cor-deau ne met en communication la voie puLlique avec ces joliset modestes manoirs quon nomme des cottages , et qui tiennentun rang intermédiaixe entre la chaumière et le château. Les ave-nues alignées ne servent pas même pour annoncer ces maisonsou plutôt ces palais de plaisance, dans lesquels tout le luxe delarchitecture et de la sculpture, semble rivaliser avec le luxede la nature elle-même. Au lieu de sétudier à nous étalerdu plus loin possible, les beautés de lart, lAnglais sétudieà les dissimuler. 11 regarde en pitié ces allées longues ettristes qui nous montrent, dun quart de lieue, la façade audevant de laquelle on déploie un fastueux appareil de planta-tions compassées ; tandis quà droite et à gauche de ces rangéesde grands arbres Lien égaux, lœil attristé naperçoit que deschamps dépouillés dombrage, et le spectacle désolant de laplus hideuse nudité. Au contraire, un de ces chemins que lesAnglais appellent promenades, conduit, au milieu des bos-quets et des tapis de gazon, vers lhabitation britannique. Enapprochant, vous découvrez par intervalles les diverses partiesde la champêtre fabrique ; mais vous nappercevez tout lédificequen arrivant au point de vue d son ensemble peut êtreembrassé dun regard, avec assez de détail pour quaucunebeauté ne soit affaiblie ni perdue par leffet de la distance.

Ou me pardonnera sans doute cette digression sur les jar-dins et sur les routes de plaisance. Il faut offrir à nos conci-toyens , non-seulement ce qui peut être utile, mais encore cequi peut ajouter à lornement du sol français La patrie des

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