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FORCE COMMERCIALE,temps et la suavité de leur premier parfum. Tantôt à l’abri d’unépais ombrage, tantôt sur le bord d’un coteau dont le penchantse marie avec la plaine, en déployant un magnifique amphi-théâtre de guérets et de jardins , de prairies et de forets, lors-qu’assis sur un char découvert et léger et mollement élastique,on se sent entraîné d’une extrême vitesse par des coursiers,qu’Olympie eût enviés pour l’arène,de ses jeux, et lorsqu’onest transporté, sans la moindre secousse fatigante, sur uneautre arène préparée encore avec plus de soins, polie encoreavec plus d’art que le sol de l’hippodrome ; alors, mille sensa-tions diverses et pourtant harmonieuses, du repos dans le mou-vement et de la sécurité dans une course où. l’on semble ne plustoucher à la terre, font qu’un doux frémissement de voluptépure, pénètre à la fois toutes nos facultés ; et c’est à l’instantmême où la beauté de la nature sourit de toutes ses grâces ànotre imagination qu’elle ravit d’enthousiasme. Ah ! je conçoisque les plus riches habilans des trois royaumes désertent avecempressement les capitales les plus éblouissantes et les plusfastueuses, pour venir goûter, dans le silence et la paix, desplaisirs si pleins de charme et d’innocence.
E11 rappelant ces plaisirs à ma pensée, je sens qu’ils meséduisent encore d’un attrait irrésistible ; et pourtant, lorsqueje les goûtais, il leur manquait à mes yeux un enchantementqui manquait aux jardins mêmes d’Armide, pour Renaud éprisd’amour : c’est le bonheur qu’on éprouve à la vue des beautésde la terre natale, à cette vue qui rappelle aussitôt les noblessouvenirs de la patrie, et les doux souvenirs de nos jeunesannées. Aspects sublimes de l’Angleterre et de la Calédonie , jen’éprouvais donc pas à vous contempler, ce qui doit donner survos patriotiques habitans, le plus de puissance à votre charme!
Le poème des Jardins du célèbre Delille, en nous offrantune idée des embellissemens de la campagne, en Albion, n’a