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5,3 (1824)
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FORCE COMMERCIALE,temps et la suavité de leur premier parfum. Tantôt à labri dunépais ombrage, tantôt sur le bord dun coteau dont le penchantse marie avec la plaine, en déployant un magnifique amphi-théâtre de guérets et de jardins , de prairies et de forets, lors-quassis sur un char découvert et léger et mollement élastique,on se sent entraîné dune extrême vitesse par des coursiers,quOlympie eût enviés pour larène,de ses jeux, et lorsquonest transporté, sans la moindre secousse fatigante, sur uneautre arène préparée encore avec plus de soins, polie encoreavec plus dart que le sol de lhippodrome ; alors, mille sensa-tions diverses et pourtant harmonieuses, du repos dans le mou-vement et de la sécurité dans une course. lon semble ne plustoucher à la terre, font quun doux frémissement de voluptépure, pénètre à la fois toutes nos facultés ; et cest à linstantmême la beauté de la nature sourit de toutes ses grâces ànotre imagination quelle ravit denthousiasme. Ah ! je conçoisque les plus riches habilans des trois royaumes désertent avecempressement les capitales les plus éblouissantes et les plusfastueuses, pour venir goûter, dans le silence et la paix, desplaisirs si pleins de charme et dinnocence.

E11 rappelant ces plaisirs à ma pensée, je sens quils meséduisent encore dun attrait irrésistible ; et pourtant, lorsqueje les goûtais, il leur manquait à mes yeux un enchantementqui manquait aux jardins mêmes dArmide, pour Renaud éprisdamour : cest le bonheur quon éprouve à la vue des beautésde la terre natale, à cette vue qui rappelle aussitôt les noblessouvenirs de la patrie, et les doux souvenirs de nos jeunesannées. Aspects sublimes de lAngleterre et de la Calédonie , jenéprouvais donc pas à vous contempler, ce qui doit donner survos patriotiques habitans, le plus de puissance à votre charme!

Le poème des Jardins du célèbre Delille, en nous offrantune idée des embellissemens de la campagne, en Albion, na