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5,3 (1824)
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117
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VOIES PUBLIQUES. 117

quelques années, le parlement sest occupé du soin de remédieraux abus dont nous parlons.

Afin de hâter et dassurer les perfectionnemens quil estpossible dapporter au tracé des routes , ainsi quà leur struc-ture , les hommes les plus instruits qui ont écrit sur ce sujet,voudraient que lon créât de temps à autre , des inspecteurs quivisiteraient les principales routes, et qui proposeraient les rec-tifications utiles au public. Un Acte du parlement sanction-nerait ces propositions, et les magistrats des paroisses les fe-raient exécuter par les inspecteurs de communes.

Pour nous qui possédons un corps dinspecteurs généraux,qui réunit le savoir à lindépendance, nous pouvons atteindre ,par lextrémité opposée, le moyen terme les Anglais vou-draient arriver comme au but de la perfection. Il suffit pourcela dattacher aux divisions territoriales, des ingénieurs quisoient désormais identifiés avec les intérêts des circonscrip-tions dont les travaux leur sont confiés. Cest ce dont nousavons proposé les moyens, dans le P r . livre, pp. 18 à 20.

Les Anglais, avons-nous dit, seraient fâchés davoir desroutes qui, partout, fussent exactement horizontales. Des routesparfaitement droites, quelle quen fût la pente, -leur déplai-raient encore davantage. 11 est facile de justifier cette aversion,que les Français ont peu partagée jusquà ce jour. Tant quuneroute sinueuse ne forme pas avec sa direction générale, unangle considérable , la route directe est de fort peu plus courteque la route sinueuse. Par conséquent, celle-ci noccasionnequun petit excès de dépense pour sa construction et pour sonentretien; elle nexige quun faible surcroît de temps et defoice, pour opérer les transports. On peut dailleurs faireservir ces légères déviations , à lagrément des paysages : demanière à ce que la route devienne un embellissement pourle pays ; et que le pays lui-même soit montré, dans tout son