iiS FORCE COMMERCIALE,
avantage, au voyageur que le tracé tle la route conduit ha-bilement vers les points d’où la vue est le plus séduisante.Pourquoi négligerions-nous ces inuocens plaisirs de la nature ,au milieu de nos campagnes ; lorsqu’au milieu de nos villes,uous dépensons des sommes si grandes, à des plaisirs bien plusfutiles, et à des jouissances moins pures et moins réelles?
Ajoutons, enlin, qu’en donnant aux routes une légère si-nuosité, l’on évite au piéton , au cavalier, au voyageur en voi-ture découverte, la fatigue et l’ennui d’apercevoir sans cessele but éloigné d’une marche qui semble interminable.
Roules et chemins de plaisance. Il est une partie essentielleà Fart de composer les jardins anglais, c’est-à-dire , à l’art d’a-jouter aux ornemens de la nature par des plantations et descultures variées, pour donner au spectacle de la campagne,ou la pompe, ou la simplicité, ou la grâce, ou la majestédes aspects. C’est le talent de tracer des sentiers et des routesdont les faciles contours, et les directions en apparence natu-relles , dérobent tour à tour et déploient aux regards du voya-geur , le contraste et l’harmonie de toutes les beautés que peutoffrir un grand et riche paysage. Dans les sites admirablesoù les jardins, les parcs et les bois, les possessions les plusl'approchées et les campagnes les plus lointaines, sont si bienmai’iés dans leurs effets , qu’ils semblent ne former qu’un seulet vaste héritage, sans barrières comme sans disparates, rienne doit présenter des formes arrêtées par le compas d’unefroide géométrie, ni des contraintes imposées par une maincapricieuse en sa régularité même.
11 s’agit ici, pour le voyageur, d’arriver au but non par lavoie la plus rapide, mais par la plus séduisante. 11 faut segarder aussi de paraître forcer les détours de la voie par la-quelle on veut conduire le spectateur oisif qui cherche , dans lapromenade, un exercice doux, un délassement varié, plutôt