FORCE COMMERCIALE.
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dans tout le voisinage ; ce qui couvre en partie, et souvent entotalité, les frais de l’opération.
Dans l’iiiver de 1817, où la cherté des vivres réduisait à ladernière misère une multitude d’ouvriers inoccupés, on a faitde grands travaux de ce genre 5 ils ont eu le double avantaged’améliorer les voies-publiques et d’arraclier des indigens auxhorreurs de la famine. C’est tirer parti du malheur meme destemps les plus adverses, pour préparer des moyens nouveauxet durables d’aisance et de prospérité.
Il faut maintenant considérer la direction des routes dansle sens horizontal, c’est-à-dire, en faisant abstraction de leursmontées et de leurs descentes. Même alors, on trouve queles routes d’Angleterre offrent beaucoup de sinuosités ; lesunes fortement prononcées, les autres faiblement ondulées.Des tournans courts et dangereux les déparent en beaucoupd’endroits. Une partie de ces inconvéniens tient au caractèremême de l’organisation sociale du peuple britannique.
On sait à quel point l’Angleterre est divisée par grandes pro-priétés. Leurs possesseurs les habitent durant une partie con-sidérable de l’année. Dans ces résidences, ils remplissent laplupart des fonctions municipales et judiciaires. Ils ont ainsila double influence de la richesse et de la magistrature : ilss’en servent pour leur propre intérêt que, trop souvent, ilsfont passer avant l’intérêt général. Us apportent sans douteune louable sollicitude à ce que les routes soient parfaitemententretenues ; attendu qu’ils doivent, avec leurs équipages etceux de leurs fermiers , les parcourir très-fréquemment. Maisleur patriotisme va rarement jusqu’à permettre qu’en les tra-çant , on traverse leurs vastes clôtures ; et souvent il faut quela voie publique fasse un long détour, commandé par l’in-fluence du grand propriétaire dont les champs se trouventsitués sur l’alignement direct qu’il importerait de suivre. Depuis