VOIES PUBLIQUES. ll5
lions dans les travaux de la roule d’Irlande, à travers le paysde Galles et l’île d’Anglesea. Cette route présentait, en beau-coup d’endroits, des montées de Ar ou de Ar, et dans quelques-uns , de ^ ou même de ÿ, par unité de longueur horizontale.Autant ces montées étaient pénibles, autant les descentes étaientdangereuses, surtout pour les voitures accélérées.
En France, nous sommes loin, malgré tous les perfec-tionne mens que nous avons apportés au tracé de nos routes,d’en avoir partout réduit la pente aux limites qu’offrent au-jourd’hui celles du pays de Galles. A mesure que notreindustrie et notre commerce exigeront des communicationsplus promptes, plus sûres, plus rapides, nous diminueronsles pentes trop prononcées qui déparent encore un grandnombre de nos voies publiques. Il faudrait, dès à présent,nous imposer la loi de ne pas donner plus de y- de pente auxrampes étendues, et plus de — aux rampes qui sont courtes.
Depuis quelque temps, les ingénieurs anglais qui s’occu-pent soigneusement d’adoucir les inclinaisons trop fortes desanciens tracés, s’appliquent à conserver la même pente , sansaucune interruption, dans toute l’étendue d’une montée. Ce-pendant , lorsque la rampe a quelque longueur, il serait utiled’y ménager, de distance en distance, des paliers horizontauxoù l’on ferait reprendre baleine aux bêtes de somme et de ti'aitqui doivent la parcourir.
Lorsqu’il n’est pas possible, sans trop allonger la route,d’éviter la descente et la montée de quelques collines , de quel-ques tertres qui présentent des pentes très-fortes, on abaissele point culminant par des coupures *, et les matériaux en-levés servent, pour l’ordinaire , à remplir la partie basse de laroute. Dans les contrées à collines calcaires , on peut diminuerles montées et les descentes, par de très-grandes coupures.La pierre qu’on en retire est de nature à fournir de la chaux