VOIES PUBLIQUES. ït3
Les chemins destinés à lliomme étant d’ailleurs , oriAnai-rement, de simples sentiers formés par l’empreinte des pasdu chasseur et du paysan, se trouvaient détournés de leur di-rection générale par tous les obstacles du terrain ; obstaclesdont le nombre est aujourd’hui beaucoup diminué. Ainsi,certaines routes passaient sur des hauteui-s, pour éviter desmarécages qui, maintenant desséchés, sont rendus praticables ;d’autres routes se détournaient de leur direction naturelle, pourpasser par les gués des torrens et des rivières ; tandis qu’onpeut aujourd’hui franchir ces cours d’eau sur des ponts bâtis,depuis lors, en des positions favorables.
i Lorsque le besoin de communications plus étendues et plusfaciles, s’est accru, suivant les progrès de l’industrie et du com-merce , on a par degi’és élargi, affermi les chemins ; on s’estoccupé de rendre leur développement moins sinueux , leurstournans moins courts, leurs pentes moins rapides. Mais cestravaux ont été fort lents ; ils sont loin d’être terminés, et lais-sent encore à l’esprit d’amélioration dont les Anglais sont ani-més , de nombreux perfectionnemens à produire.
Pour examiner avec ordre le tracé des routes et leur con-figuration , nous considérerons d’abord , suivant la directionde leur longueur, la figure qu’elles présentent dans le sensvertical et dans le sens horizontal; nous considérerons ensuiteleur figure transversale, c’est-à-dire, leur profil.
Les trois royaumes britanniques n’offrent nulle part deces plaines immenses dont le niveau parfait permette de tra-cer des routes qui soient partout horizontales. Les Anglaisne préféreraient pas de telles routes, même à celles où l’ontrouve des pentes toujours très - faibles, mais variées pardes ondulations continuelles. C’est d’ailleurs un préjugé quiparaît assez généralement répandu dans la Grande-Bretagne,qu’un chemin parfaitement horizontal fatigue plus les che-V. i5