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VOIES PUBLIQUES,possible. On a soin (l’appareiller ceux de même largeur et de même hauteur,pour en former des rangées uniformes, lesquelles , outre la régularité de leuraspect , ont l’avantage de résister également, dans toute leur longueur , à lapression des voitures. On bâties pavés , et l’on retire sur-le-cbamp ceux quis’enfoncent au-dessous du niveau commun. On remplit les joints avec dusable fin. Si cela se peut, on arrose le soir tout ce qu’on a posé dans la jour-née. Le lendemain, on bat de nouveau ce pavé, qu’on recouvre alors d'unecouche de sable fin, de 2 à 3 centimètres d’épaisseur ; ce qui donne à la routele temps de se consolider, sans chocs violons causés parle roulage.
M. Walker a trouvé très-avantageux de remplir les joints des pavés avecde l’eau de chaux ; ou de mêler, pour le meme objet, un peu d’écaillures ,.ou de limailles de fer, avec du gravier. Bientôt, dit-il, l’eau qui coule surla roule et filtre par les joints , oxide ce fer, et forme avec le gravier uneespèce de roche adhérente aux pavés. Le meme ingénieur évalue à 200,000tonneaux, les chargemens voiturés chaque année sur la.: Route-commerciale :en estimant à 3 shcllings le prix du transport de chaque tonneau sur laroute pavée , il en coûterait au moins 4 shcllings par tonneau sur la routeferrée. On économiserait par-là , dans une seule année, 12,000 liv. st., ou3oo,ooo francs : somme presque égale à la dépense première du pavage.
On couvre quelquefois en pierres de taille, les endroits oùpassent les roues des voitures. C’est ce qu’on voit sur les quaisdes Docks de Londres, comme dans les rues de Florence. Untel système a l’avantage de supprimer les résistances qui nais-sent du cahot des voitui-es sur le pavé. Ajoutons qu’on peuttraverser en tout sens, avec facilité, des rues ainsi préparées.
Nous décrions , cliap. 6, les routes-ornières en fer qu’onétablit parfois au sein des villes. On a même tenté de couvrirentièrement des rues avec un pavé de fer. Les figures qui re-présentent ce système de pavage, en donnent une idée plusclaire et plus exacte qu’une longue description. J’ai vu desessais de ce pavé, dans Londres , vei’S le pont de Blackfriax’s ,et vers la place de Leicester.
Jusqu’à présen t, l’énormité de la dépense première d’un sem-blable pavé , n’a pas permis qu’on en fît un usage étendu. C’é-tait pourtant à Londres, plus que partout ailleurs, qu’une telle