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5,3 (1824)
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109
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VOIES PUBLIQUES. 109

tlifices dont se compose une cité. Cette végétation contribue,dailleurs, à purifier latmosphère ; elle absorbe une grandepartie des eaux pluviales, et diminue la masse des eaux quilfaut faire écouler par des égouts dispendieux. Les jardins desplaces publiques sont ouverts seulement aux propriétaires desmaisons environnantes , qui en paient lentretien. Ainsi la citéna pas même à sa charge une dépense qui contribue à la ren-dre, en même temps, et plus belle et plus salubre. Quand onbâtit de nouveaux quartiers, on a toujours soin den grouperles percées autour de ces places décorées par lart et par lanature \ des plans d'agrandissement sont tracés davance, et lesparticuliers sont obligés de sy conformer. Lorsque nous don-nerons une idée des travaux de la ville neuve dEdinburgh, nousciterons un exemple remarquable de cette sage prévoyance *.

Parlons maintenant de la superficie même de la voie publique.Dans lorigine, on a formé les routes destinées aux voitures,en élargissant les sentiers suivis par les chevaux, puis en je-tant , sur le chemin , du gravier tiré des terres avoisinantes.Jusquen ifi/p, les rues mêmes de Londres étaient revêtuesainsi. On assure quon voit dans les archives du parlement,

* Comment se fait-il que , dans la Cliaussée-dAntin presque toute bâtie depuisle milieu du siècle dernier, lautorité publique, si habile à tant de choses, nait paseu lidée de tracer une seule place digne dorner celte belle partie de notre capi-tale ? Quel effet magnifique aurait produit, par exemple, une place régulière et spa-cieuse , ornée de verdure et de fleurs, et située au croisement des rues du Mont-Blancet de Saint-Lazare! Ne pouvait-on pas en établir une autre, également bien située, surlaxe de la rue de Richelieu? Cest surtout au débouché des ponts les plus fréquentés,comme à la rencontre des principales rues, quil faudrait tracer des places nouvelles.Il est juste de dire que Paris a beaucoup gagné sous ce point de vue, depuis la révolution.Les places du Châtelet, de Saint-Sulpice, de la Bastille, du Carrousel, voilà des embel-lissemens quil faut citer comme des modèles. Cependant aucune de ces places nest encoreentièrement déblayée; non plus que la magnifique enceinte formée par les Tuileries , leLouvre et les galeries latérales; enceinte digne, par sa grandeur, des monumens deSésostris et de la gloire de Tlièbes. Enfin, dans toutes nos cités, des améliorations im-portantes pour la salubrité, pour la facilité, pour la sûreté des communications, restentà produire. Elles doivent être, pour nos magistrats, lobjet dune généreuse émulation.