FORCE COMMERCIALE.
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à la Seine : transports qui seraient alors effectués sur une routede niveau , droite et commode ; au lieu des lignes sinueuses , àmontées dures et à descentes dangereuses, que nécessitent les-abords des ponts, le long de tous les quais. Espérons que leministère et les chambres se réuniront pour faire les fondsd’une entreprise qui exciterait de vifs sentimens de reconnais-sance envers le gouvernement ; et qui serait éminemment po-pulaire, parce qu’elle serait éminemment utile.
Il faut l’avouer sans détour , dans les nouvelles rues qu’onbâtit à Paris, les entrepreneurs ne montrent pas la moindreintelligence des proportions qui conviennent aux lieux pu-blics d’une grande capitale. Les hommes dont les idéesont quelque élévation, rougissent pour les spéculateurs, envoyant que, par l’intêret mal calculé d’agrandir un peu l’inté-rieur des maisons à loyer, au lieu de donner un grand prix àces maisons, en les élevant sur des rues que leurs dimensionsferaient compter au premier rang, ils préfèrent bâtir des ruelles,où l’air et la lumière ne semblent pénétrer qu’à regret, etpar charité. C’est à l’administration locale de Paris de se for-mer des vues moins rétrécies, et de contraindre les spécula-teurs à ne pas achever de déparer, par leur stupide et sordidesystème, une ville que ses monumens placeraient parmi lesplus belles capitales du monde civilisé, si la voie publique yétait mieux tenue, et mieux proportionnée aux besoins et auxplaisirs de la circulation.
Ce qui embellit le plus les grandes villes d’Angleterre , c’estl’usage où l’on est de former des places régulières et spacieu-ses ayant, au centre, des jardins environnés de grilles élé-gantes , ombragés par des bosquets plantés avec art, et tapissésde fleurs le long d’allées qui se dessinent, en sable d’or, surla plus riante pelouse. L’aspect d’une verdure toujours fraî-che, repose agréablement la vue, au milieu de la foule d’é-