Druckschrift 
5,3 (1824)
Entstehung
Seite
107
Einzelbild herunterladen
 

VOIES PUBLIQUES. 107

porte cochère qui interrompe la ligne du trottoir. On dé-couvre avec difficulté d sortent tant déquipages qui Brillentsur la voie publique. Derrière les rues principales, un petitnombre dallées conduisent à des rangées décuries et de remi-

O

ses qui, de tous côtés enclavées par les habitations des ci-toyens, sont eu dehors de la circulation des piétons et des voi-lures. Cette excellente disposition délivre les maisons de maître ,des embarras, du bruit et de la malpropreté que cause, ennos hôtels , le voisinage des remises et des écuries. Il serait àsouhaiter quon adoptât cette utile séparation, dans les quar-tiers somptueux dont saccroissent les cités de la France.

Enfin ce qui, dans Londres, donne aux parties nouvelleslaspect dune grande capitale, cest la belle proportion de lavoie publique. Ainsi, dans la rue dOxford , sur une longueurdune demi-lieue, plus de cinq voitures pourraient passer deiront entre deux larges trottoirs. Ces dimensions sont indis-pensables dans la ville la plus commerçante de lunivers.

Une partie des rues Saint-Antoine et Saint-Honoré, lesrues de Rivoli, de Castiglione et de la Paix, voilà presque lesseules dans Paris, qui, par leurs dimensions, suffisent à lacirculation dune ville fleurissent lindustrie et le commerce.

On avait eu lidée grandiose douvrir une large rue qui de-vait aller en ligne droite, du milieu de la façade du Louvre,jusquà la place de la Bastille. Lachat des maisons quil eûtfallu détruire pour opérer cette percée , naurait demandé queneuf millions ; et bientôt cette somme eût été regagnée , parla plus-value des terrains consacrés aux maisons de lalignementprojeté. Pourquoi faut-il que celte admirable conception soitabandonnée ? Ne peut-on pas la reprendre ? Disons plus , nes t-ce pas un devoir ? Oui, sans doute, si lon considère quellesfacilités la nouvelle voie publique donnerait au commerce, pourtous les transports à faire en suivant des directions parallèles