ga FORCE COMMERCIALE.
Cependant le comité des communes s’assemble pour discu-ter le bill. Quelquefois les discussions deviennent assez graveset les objections assez fortes pour qu’il soit rejeté. S’il estau contraire approuvé, le comité fait son rapport à la cham-bre des communes. On laisse écouler quelques jours’, puison procède à la troisième lecture, en séance générale de lachambre. On discute encore le bill, et s’il obtient la majo-rité des suffrages, il passe. Alors on le porte à la chambredes pairs.
Dans cette chambre il est soumis aux mêmes formalitésd’éxamen préalable, de lectures et de discussions. A chaquedegré d’avancement, il peut subir un rejet définitif. Enfin,,si les pairs l’approuvent, et s’il reçoit la sanction royale, ildevient un Acte -, il est loi de l’état.
Les difficultés et les objections que l’on peut élever contretout Acte qu’on tente ainsi d’obtenir, sont si variées et si nom-breuses , qu’il n’est pas aisé d’en donner une idée distincteet complète. Quelques individus fondent leurs oppositionssur l’inutilité dont leur paraît l’entreprise projetée ; quelquesautres sur l’impossibilité de percevoir un revenu qui rem-bourse les dépenses. Les uns craignent que le projet nouveaune porte préjudice à certains travaux exécutés déjà} d’autressont fâchés que la ligne des opérations ne passe point par leslieux qui conviendraient le plus soit à leurs idées, soit à leursintérêts -, ou qu’elle passe trop près de leur habitation ; ouqu’elle coupe quelques-unes de leurs clôtures et de leurs terrescultivées. Il est des personnes qui repoussent le projet, unique-ment parce qu’il a pris naissance chez des hommes qui sontd’un parti politique différent du leur ; enfin , il en est un assezgrand nombre qui le rejettent, par cela seul qu’elles sont op-posées à toute espèce d’entreprises nouvelles.
Les opposans font d’abord un essai de leurs forces dans les