FORCE COMMERCIALE.
76
M>uv\\\\\v^vv\vmi»tt»wM«v»»wvw»«.iM/ww\vi\mvw%ww»wvuw%i\»\»»»i«v»4V»*vWvnvnwmMmivv»w
CHAPITRE II.
Considérations préliminaires sur la régie et la concession des canaux ,en Angleterre et en France.
Quel est le meilleur mode d'entreprise, de régie et de con-servation des canaux ? Faut-il laisser au gouvernement, ouconlier à l’industrie particulière , l’entreprise et la possession deces grandes voies publiques ? — Questions d’un immense in-térêt ; et qu’il importe, à présent surtout, de résoudre avecévidence: ali 11 d’offrir au zèle de notre ministère et de nos
1 A ^
chambres législatives, les mesures les plus favorables à laprospérité intérieure de la France.
Le simple bon sens nous montre qu’en intéressant un grandnombre de fortunes et d’existences à l’exécution des travauxd’utilité publique , les efforts réunis d’une foule de particuliersdoivent produire des résultats supérieurs à l’action isolée del’administration la plus puissante et la plus riche. Un gou-vernement a des besoins si nombreux et si divers j il a tantde pertes à réparer durant la paix, tant de sacrifices à faire entout autre temps ; il est si vivement pressé par toutes les dé-penses qui se rapportent à des intérêts personnels, que toujoursil incline à retrancher sur les justes dépenses consacrées auxintérêts matériels , qui ne sauraient se défendre par eux-mêmes.De telles causes ont été plus puissantes en France qu’en touteautre contrée. De là ce grand nombre de travaux publics,commencés sous un règne, abandonnés sous le suivant ; en-trepris par un ministère, et détruits par le ministère élevésur les ruines de l’administration précédente *. Mais, quand
* Le canal de Briare, entrepris sous Henry IV, fut abandonné à la mort de ce grandprince. Ce ne fut que vers la fin du règne de Louis XIII qu’on résolut, pour Tache-