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5,3 (1824)
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64 FORCE COMMERCIALE,

on voit les Anglais insérer parmi les garanties de leur GrandeCharte, la clause expresse que le cours de la Tamise et detoutes les rivières, sera libre de droit, et quon abattra lesbarrages qui les obstruaient alors (Ch. xvi).

En i 35 i , sous le règne dÉdouard III, pour remettre envigueur cette sage disposition de la Grande Charte, un Actedu parlement prescrivit la démolition des barrages de touteespèce, élevés depuis la promulgation de la loi fondamentale,et qui mettaient en danger dinondation les propriétés voi-sines , ou qui nuisaient à la navigation. Les barrages devaientêtre détruits sans indemnité pour ceux qui les avaient érigésau détriment de la chose publique. Cette mesure pleine desagesse , mais qui contrariait directement des intérêts privés etpuissans , ne reçut, à ce quil paraît, quune exécution fortincomplète. En effet, au bout de vingt ans, sur les plaintesgraves adressées au roi par les lords et les communes, un Actedu parlement renouvela cette salutaire disposition , en ordon-nant quune amende de cent marcs , au proüt du Prince, seraitlevée sur tout individu convaincu davoir, par des barragesou des retenues, porté préjudice aux propriétés environnantes,ou rendu les cours deau moins propres à la navigation.

Si lintérêt particulier pouvait lutter avec avantage contrelintérêt public, même sous un règne glorieux et puissant tel quecelui dÉdouard III, on conçoit quil devait renverser toutesles barrières des lois , dans les temps de faiblesse et danar-chie qui suivirent cette époque remarquable du moyen âge.Cest ce quon voit clairement, dans le sujet qui nous oc-cupe , par le ch. 6 du statut dEdouard IV (1472). Cet Acteprésente, en résumé, les mesures déjà prises à légard des voieshydrauliques, les violations quelles ont éprouvées, et les mauxqui en sont résultés dans le commerce et dans lagriculture.Pour donner plus de force à ces mesures , lActe que nous ci-