VOIES PUBLIQUES. $7
mêmes erreurs sont obligées de produire au grand jour toutesleurs illusions. Le parlement britannique suit donc la voie laplus sûre et la plus rapide, pour arriver finalement aux me-sures les plus favorables au bien public.
Il nous reste encore à faire une observation générale sur lapart que l’autorité législative croit devoir prendre aux travauxdes routes. Le parlement veut connaître tout ce qui peut in-téresser l’économie, la sûreté , l’excellence , en un mot, descommunications publiques, envisagées dans leurs rapportsessentiels ; mais il veut que le pouvoir exécutif s’abstienne dediriger des travaux * qu’il suffit d’offrir au zèle, et de confierà l’intérêt bien entendu des citoyens. Ainsi le législateur laisseaux paroisses l’entretien et la construction des routes parois-siales. Il laisse aux associations bénévoles et locales des cura-tèles, la construction et l’entretien des routes à barrières. Illaisse aux particuliers et à leurs curateurs, l’entreprise desroutes privées qui seront utiles à leur seule industrie ; mais il
* On proposait aux membres du comité d’enquête de 1819, d’instituer une direc-tion générale des routes à barrières, pour en confièr la surintendance et le patronageà quelque ministère. Ils repoussèrent une pareille suggestion, qu’ils regardèrent commetrop déraisonnable et trop évidemment contraire au bien public. « Le comité pense,disent-ils dans leur rapport, que beaucoup de raisons importantes doivent décider àlaisser la direction complète des affaires des differentes curatèles, entre les mains descommissaires auxquels la loi les a confiées jusqu’à ce jour. L’expérience , le caractère ,et l’intérêt de ces curateurs fournissent à la société les plus sûres cautions d’habileté ,d’attention et d’économie. »
Les fonctions des curateurs sont gratuites , ainsi que nous l’avons dit dans le cha-pitre précédent, et le comité de 181g se garde bien de proposer qu’elles cessent d’êtretelles. Le comité voudrait seulement qu’en confiant aux soins d’une seule curatèle, toutesles routes à barrières, comprises dans un rayon de 16 kilomètres autour' de Londreson les rendît un modèle pour le reste du royaume, par l’emploi qu’on ferait sur cesroutes , du meilleur système de construction, de réparations et d’entretien, « Alors, ajou-tent les C ,cs -., l’esprit de perfectionnement, propagé du centre à la circonférence, s’é-tendrait avec rapidité dans toutes les parties du royaume, et répandrait ces nombreuxavantages publics et privés, qu’un précédent comité se promettait d’obtenir sur un objetd’un aussi grand intérêt national. »