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FORCE COMMERCIALE.
C’est donc en interrogeant tour à tour ces intérêts et ces vœuxsi divergens, que les C res . du parlement, comme un jury lé-gislatif institué pour proposer les mesures d’où doit naître leplus grand bien public, présentent finalement à la chambredes communes , le résultat de leurs enquêtes et l’ensemble desvérités qu’elles ont fait paraître dans tout leur jour.
Par une acception de langage aussi juste que frappante,les interrogatoires mêmes , les pièces à l’appui du dire desgens de l’art, en un mot tout ce qui contribue à motiver lerapport fait aux chambres , est ce que les Anglais , en styleparlementaire, appellent substantivement Vévidence de l’en-quête. Cette évidence est toujours imprimée à la suite du rap-port j elle met le public en état de porter par lui-même unjugement motivé, sur les grands intérêts offerts aux délibéra-tions du parlement. Les écrivains périodiques , les écrivainséconomistes, ou politiques, ou techniques, offrent à l’envileurs idées sur le sujet débattu ; les uns pour appuyer, lesautres pour contredire les opinions émises dans le rapport.Ainsi la lumière jaillit de toutes parts 5 et lorsqu’arrive lemoment où les chambres doivent porter quelques lois surl’objet de ces travaux préparatoires, l’opinion générale est assezéclairée pour qu’on puisse espérer d’excellentes décisions.
Cependant, comme tous les travaux des hommes sont su-jets à l’erreur, les comités d’enquêtes ne présentent pas toujoursà l’acceptation du législateur, les mesures les plus parfaites.Souvent ces mesures portent l’empreinte, si difficilement évi-table, des préjugés du public et des gens de l’art. Quelque-fois aussi des intérêts privés et des passions nuisent à l’impar-tialité des enquêtes. Mais la publicité même des opérations dechaque comité, met un frein aux abus, et signale les fautesqui peuvent avoir été commises. Le temps, ce grand investi-gateur de la vérité, la découvre beaucoup plus têt, quand ces