VOIES PUBLIQUES. 55
général clés routes <TAngleterre ; et par les rapports publiés ,au sujet de la route cle Londres à Holyhead.
La bonté des moyens adoptés dans ces derniers temps, parles plus habiles ingénieurs civils de la Grande-Bretagne, estconfirmée, i°. par les maîtres de poste, et par les entrepre-neurs de diligence et de roulage, qui, dans leurs interroga-toires , certifient que leurs chevaux vont plus vite, traînentde plus grands poids \ et, cependant, sont moins prompte-ment ruinés par la fatigue, sur les routes nouvelles que surles anciennes} 2°. par les comptables des curatèies qui certi-fient que les dépenses d’entretien sont très-diminuées , etc.
Les rapports du parlement ont par conséquent l’avantage deprésenter, en meme temps, les vues nouvelles et les suggestionsheureuses des gens de l’art les plus habiles 5 les résultats d’ex-périences faites exprès, ou recueillies par une observation at-tentive et rigoureuse} les attestations des individus dont lesintérêts sont totalement opposés, ou du moins sans aucuneconnexion. Ainsi les auteurs cl’une enquête parlementaire, re-lative à la grande question du roulage, consultent les maîtresde poste, qui ne demandent -qu’une chose aux ingénieurs desponts et chaussées \ c’est une route peu tirante, quelle qu’ensoit la dépense. Ils consultent les comptables des curatèies quidemandent principalement une autre chose ; c’est un modeéconomique de construire et d’entretenir la voie publique, demanière à ce que les dépenses de construction et d’entretien,soient les moindres possibles, au bout d’un temps donné. Ilsconsultent enfin le voyageur qui ( s’il est transporté par leschevaux d’autrui, comme par la poste ou par la diligence ) ,“Sans s’inquiéter si les routes sont coulantes ou tirantes, écono-miques ou dispendieuses dans leur construction et [dans leurenlretien, veut avant tout, qu’elles soient planes et parfaite-ment unies, afin qu’il ne soit pas fatigué par les cabots.