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cilla successivement i, 3 oo kilomètres de routes militaires. Deces i, 3 oo kilomètres, 960 servaient encore en i 8 o 3 . Ils étaiententretenus aux dépens du trésor public5 quoique, depuis long-temps, l’importance militaire de ces routes eût disparu *.
En 1802 , l’état de la Haute-Écosse attira l’attention dugouvernement. La trésorerie lit faire, en i 8 o 3 , une recon-naissance des côtes et des parties centrales de cette contrée.Le compte ** rendu de cette reconnaissance contenait un pro-jet général de communications commerciales. Il fut soumisau parlement ; puis renvoyé , suivant l’usage , à un comité spé-cial qui présenta quatre rapports à la chambre des communes ,pour préparer les importantes lois qu’on devait rendre.
Un pays aussi montueux, entrecoupé par autant de torrenset de rivières rapides, sujet à des pluies et à des neiges aussqfréquentes que le pays de la Haute-Ecosse, présentait des clif-licultés trop grandes, exigeait des dépenses trop considérables,pour que les propriétaires de la partie cultivable des terrespussent y suffire, avec leurs seuls moyens.
C’est pourquoi le parlement se résolut à faire supporter parle trésor public, la moitié des frais de construction des routeset des ponts qu’on jugerait nécessaire d’ériger immédiatementpour faciliter les communications industrielles. Des commis-saires furent nommés, afin de surveiller l’emploi des fondspublics accordés en vertu de cette décision. ( 43 e . Geo. III.)
En 1821, après dix-huit ans de surveillance, ces C res . avaientdéjà rendu compte de leurs opérations, dans neuf rapports im-primés par ordre du parlement. Ces rapports présentent desdocumens précieux sur les communications de la Haute-Ecosse; nous y avons puisé la plupart des faits présentés ici.
* Le général Abercromby , qui mourut à la bataille d’Aboukir , ayant été chargéquelques années auparavant, d’inspecter ces routes, avait officiellement déclaré qu’ellesn’étaient plus nécessaires, en les considérant sous le point de vue militaire.
C’est TVJ. Telford qui a fait ce rapport et le projet qu’il contenait.